(AfriquesPlus) - L'institution financière panafricaine basée à Lagos, envisage de nouveaux investissements dans le minerai de fer et l’uranium afin d’élargir son portefeuille consacré aux ressources stratégiques du continent. Dans un article publié le 16 octobre 2026, la journaliste Olivia Kumwenda-Mtambo rapporte pour Reuters que l’organisme prépare plusieurs projets dans ces secteurs, avec de possibles annonces dans les six à douze prochains mois.
Franklin Edochie, directeur adjoint et responsable des activités minières et métallurgiques de l’AFC, a précisé que l’institution s’intéressait déjà à plusieurs ressources, notamment l’or, la bauxite, le cuivre et le manganèse. L’ajout du fer et de l’uranium s’inscrit dans un contexte de concurrence internationale accrue pour sécuriser l’accès aux minerais indispensables aux véhicules électriques et aux énergies renouvelables, alors que les grandes puissances cherchent à réduire leur dépendance à la Chine.
Selon Franklin Edochie, la Guinée, le Liberia, la Mauritanie et la Sierra Leone pourraient, en additionnant leurs productions, figurer parmi les trois premiers producteurs mondiaux de minerai de fer en volume au cours des dix prochaines années. L’AFC souhaite contribuer au financement de projets susceptibles de renforcer cette capacité de production régionale.
L’institution participe également au développement du corridor minéral de Lobito, soutenu par les États-Unis. Ce projet de transport ferroviaire doit relier les zones minières de Zambie et de la République démocratique du Congo au port angolais de Lobito, sur l’Atlantique, afin de faciliter l’acheminement du cuivre et du cobalt vers les marchés internationaux.
À travers ces initiatives, l’AFC entend renforcer son rôle dans le financement des infrastructures et l’exploitation des ressources stratégiques africaines, au moment où les minerais critiques occupent une place croissante dans les rivalités économiques mondiales.