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Le Liberia signe à son tour un accord de déportation avec Washington
Le pays accueillera jusqu'à 1 200 déportés des États-Unis sur un an, les vingt premiers étant attendus jeudi. Monrovia nie tout donnant-donnant avec l'administration Trump
 

(AfriquesPlus) - Le Liberia a accepté de recevoir jusqu'à 1 200 ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis au cours des douze prochains mois, a annoncé le gouvernement dans un communiqué mardi, selon Reuters.

Selon le texte du gouvernement libérien, cité par l'agence, les déportés « comprendront des citoyens ou ressortissants de pays d'Afrique et de l'hémisphère occidental médicalement autorisés à voyager ». Leurs nationalités exactes n'ont pas été précisées dans l'immédiat — le département d'État américain a indiqué ne pas divulguer ce type d'informations, note Reuters.

Monrovia assure que ces personnes seront reçues « en invités ». Elles pourront quitter le pays quand elles le souhaiteront et auront la possibilité de solliciter l'asile au Liberia, ajoute la même source.

Depuis sa prise de fonctions en janvier de l'année dernière, l'administration Trump a conclu plusieurs accords avec des pays africains pour y expulser des personnes qu'elle ne peut légalement renvoyer dans leur pays d'origine, rappelle Reuters. Dans la plupart des cas, ces déportés avaient obtenu une protection juridique contre le rapatriement, des juges américains de l'immigration ayant estimé qu'ils risquaient la torture ou d'autres mauvais traitements chez eux.

Washington défend ces accords comme étant conformes au droit. Mais les organisations de défense des droits dénoncent des montages opaques et soulignent que nombre de ces déportés finissent, au bout du compte, par être rapatriés, précise l'agence.

Avant le Liberia, la République démocratique du Congo, la Centrafrique, la Guinée équatoriale, le Cameroun, le Ghana et la Sierra Leone avaient déjà accepté des déportés de pays tiers, énumère la dépêche.

Le gouvernement libérien tient à couper court aux soupçons de marchandage : l'accord ne constitue pas un donnant-donnant avec Washington et Monrovia n'exige aucune contrepartie, affirme le communiqué, selon Reuters.

Le texte mentionne toutefois que le gouvernement bénéficiera d'un « soutien pour aider à gérer le programme et renforcer son système de migration plus largement », sans autres précisions, relève l'agence.

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