(AfriquesPlus) - Après douze années de restrictions supplémentaires imposées aux navires ayant fait escale dans les ports nigérians, Washington lève une mesure qui alourdissait les procédures d’accès aux eaux américaines. La décision devrait réduire les délais et les coûts pour les opérateurs maritimes et renforcer l’attractivité des ports du Nigeria.
Dans un article publié le 18 août 2026, le journaliste Bethel Olujobi rapporte dans BusinessDay que les États-Unis ont supprimé la « Condition of Entry » imposée aux navires ayant fait escale dans un port nigérian au cours de leurs cinq dernières escales. Cette mesure les soumettait à des contrôles de sécurité et à une surveillance renforcée avant leur entrée dans les eaux américaines.
L’annonce a été faite mardi par Adegboyega Oyetola, ministre nigérian de la Marine et de l’Économie bleue, selon l’Agence nigériane d’administration et de sécurité maritime (NIMASA). Pour le ministre, la décision américaine constitue une reconnaissance des progrès accomplis par le Nigeria dans le renforcement de son dispositif de sûreté maritime.
La restriction avait été mise en place après une évaluation menée par les garde-côtes américains, qui avait relevé d’importantes insuffisances dans l’application des normes internationales de sûreté portuaire au Nigeria. La NIMASA avait été désignée en 2013 comme autorité compétente pour assurer la mise en œuvre du Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS).
Adopté sous l’égide de l’Organisation maritime internationale (OMI), le Code ISPS vise notamment à prévenir les menaces telles que le terrorisme, le sabotage et les accès non autorisés aux navires et aux infrastructures portuaires. Il impose aux États et aux opérateurs d’identifier les risques, de mettre en place des plans de sûreté et de contrôler l’accès aux installations.
Selon BusinessDay, la levée de la restriction devrait permettre d’accélérer le traitement des navires et d’améliorer la régularité des rotations. Elle pourrait également réduire les coûts liés aux documents supplémentaires, aux inspections et aux mesures de sécurité additionnelles exigées jusqu’ici.
Le gouvernement nigérian espère également que cette décision renforcera la compétitivité des ports du pays auprès des compagnies maritimes internationales. Une hausse de l’activité portuaire pourrait, à terme, soutenir le commerce, attirer davantage d’investissements et générer des recettes et des emplois supplémentaires.
Adegboyega Oyetola a salué le travail accompli par la NIMASA, les exploitants portuaires, les opérateurs de terminaux et les compagnies maritimes ayant contribué à la levée de cette restriction. Le gouvernement entend désormais maintenir les standards de sûreté afin de consolider la position du Nigeria comme plateforme maritime sûre et compétitive.