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Mali-Algérie, le temps du rapprochement
Après la rupture autour de l’Accord d’Alger, Bamako et Alger cherchent à rétablir des relations de travail. La 13e Commission mixte ouvre une nouvelle séquence, avec la sécurité et les échanges économiques au cœur des discussions
 

(AfriquesPlus) - Après plusieurs mois de fortes tensions, Bamako et Alger tentent de renouer le dialogue. Dans un article publié ce 14 septembre 2026 par Africtelegraph, le journaliste Kouadio N’Guessan analyse la portée de la 13e session de la Commission mixte bilatérale, qui doit relancer une coopération mise à mal depuis 2023.

Les relations entre les deux pays s’étaient fortement dégradées après la décision malienne, fin 2023, de dénoncer l’Accord d’Alger de 2015. Le dialogue politique et les échanges opérationnels s’étaient alors réduits, malgré une frontière commune de près de 1 400 kilomètres et des intérêts sécuritaires étroitement liés. La réunion de la Commission mixte marque donc, selon l’article, une volonté de rétablir des relations plus régulières et concrètes.

Cette reprise intervient dans un contexte de recomposition régionale. Le Mali, engagé avec le Burkina Faso et le Niger au sein de l’Alliance des États du Sahel, cherche à diversifier ses partenariats depuis son retrait de la CEDEAO. L’Algérie, de son côté, souhaite préserver son influence dans son voisinage sahélien et retrouver une relation fonctionnelle avec Bamako.

La sécurité constitue l’un des principaux dossiers de cette relance. Les deux pays doivent notamment renforcer leur coordination autour de la surveillance de leur frontière, du partage de renseignements et de la circulation des groupes armés dans le nord du Mali et le sud algérien. Les tensions militaires apparues en 2024 autour de Tinzaouatène avaient illustré la fragilité de cette coopération.

Les questions économiques occupent également une place importante. L’article évoque notamment les possibilités de coopération dans les hydrocarbures, l’approvisionnement en carburant, les échanges commerciaux et les infrastructures liées à la route transsaharienne. Les télécommunications, le secteur bancaire et l’enseignement supérieur pourraient également bénéficier de cette nouvelle dynamique.

Pour Africtelegraph, cette reprise du dialogue dépasse toutefois le cadre strictement bilatéral. Elle témoigne de la recomposition des alliances au Sahel et du retour de mécanismes de coopération entre États voisins. Mais l’enjeu sera désormais de transformer les déclarations politiques en résultats concrets. Le suivi des accords, les groupes de travail et les prochaines rencontres permettront de mesurer la solidité de ce rapprochement entre Bamako et Alger.

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