(Afriquesplus)- En Zambie, des personnes détenues dans le cadre d’une affaire de trahison ont atteint 40 jours de détention sans avoir comparu devant un tribunal. Elles sont incarcérées à la prison de haute sécurité de Mukobeko, à Kabwe, alors que les autorités poursuivent leurs investigations.
Le directeur des poursuites publiques (DPP), Gilbert Phiri, a indiqué que l’État continuait d’enquêter sur les personnes soupçonnées dans cette affaire. Cette situation intervient alors que la durée de leur détention sans présentation devant une juridiction suscite des interrogations sur le respect des garanties prévues par la procédure judiciaire.
Selon Lusaka Times, les détenus ont désormais passé 40 jours à la prison de Mukobeko sans audience judiciaire. Le média souligne que cette absence de comparution soulève des préoccupations concernant le respect du principe de procédure régulière et des droits des personnes privées de liberté.
Le dossier porte sur des accusations de trahison, une infraction particulièrement grave dans le droit zambien. À ce stade, les autorités expliquent la prolongation de la détention par la poursuite des investigations, tandis qu’aucune comparution devant un tribunal n’a encore été signalée.
La question de la détention préventive est particulièrement sensible dans les affaires à caractère politique ou liées à la sécurité nationale. Le maintien prolongé de personnes en détention avant leur présentation devant un juge peut en effet alimenter les débats sur l’équilibre entre les impératifs de sécurité et la protection des libertés individuelles.
Cette affaire intervient par ailleurs dans un contexte politique zambien marqué ces dernières semaines par plusieurs procédures visant des opposants et des critiques du pouvoir. Elle remet ainsi au premier plan les questions liées à l’État de droit, aux garanties judiciaires et au traitement des personnes poursuivies pour des infractions graves.
Pour l’heure, le parquet affirme que les investigations se poursuivent. La prochaine étape judiciaire devrait permettre de préciser la nature des charges retenues contre les détenus et les suites qui seront données à leur situation.