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RDC : un mort après l’interruption d’une manifestation à Kinshasa
Une manifestation contre tout projet de changement de la Constitution a dégénéré mardi 15 septembre à Kinshasa. Interrompu par les forces de l’ordre, le rassemblement a fait au moins un mort selon les organisateurs.
 

(AfriquesPlus) - Une manifestation contre tout projet de changement de la Constitution a dégénéré mardi 15 septembre à Kinshasa. Interrompu par les forces de l’ordre, le rassemblement a fait au moins un mort selon les organisateurs. Les circonstances exactes du décès restent à établir.

La tension politique est montée d’un cran en République démocratique du Congo. À Kinshasa, la coalition C64  avait appelé à manifester mardi contre toute initiative visant à modifier la Constitution. Le cortège n’a toutefois pas pu atteindre son point d’arrivée, situé à proximité du Palais du peuple, où les parlementaires effectuaient leur rentrée.

La marche avait débuté dans le calme avant que des incidents n’éclatent sur le boulevard Lumumba. Des manifestants et des jeunes présentés comme proches du pouvoir se sont opposés, avant l’intervention des forces de l’ordre, qui ont mis fin au rassemblement.

Un décès après les heurts

Le collectif mobilisé fait état d’au moins un mort. Selon Prince Epenge, responsable de l’ADD Congo, la victime était membre de son parti.

D’après son témoignage, l’homme aurait été retrouvé inanimé après les événements survenus sur le parcours. Transporté dans un premier temps vers un dispensaire situé près du boulevard Lumumba, il a ensuite été évacué vers l’hôpital Olympic, où il est décédé dans la soirée.

Les circonstances précises de sa mort demeurent cependant inconnues. Selon les informations communiquées par ses proches, aucune trace évidente de coups ou de saignement n’aurait été relevée. Des examens médicaux et une enquête devront permettre d’en déterminer les causes.

Des blessés et des accusations

Plusieurs autres participants auraient été blessés. Un avocat proche de l’ADD Congo aurait notamment reçu un projectile ou un coup à la tête et devait subir des examens médicaux.

Les organisateurs dénoncent également la présence de jeunes armés de bâtons et de machettes, qu’ils soupçonnent d’être liés aux Forces du progrès, une structure réputée proche du pouvoir. Ces accusations n’ont pas, à ce stade, été établies de manière indépendante.

Les autorités n’ont pas encore fourni de bilan officiel complet. Le ministère de l’Intérieur, sollicité sur les événements de mardi, n’avait pas répondu dans l’immédiat.

Une mobilisation contre la réforme constitutionnelle

La manifestation avait pour objectif de contester le projet de changement constitutionnel actuellement au cœur des débats politiques à Kinshasa.

Les formations réunies au sein de la C64 redoutent notamment qu’une réforme puisse modifier les dispositions relatives au nombre de mandats présidentiels et ouvrir la voie à une nouvelle candidature de Félix Tshisekedi

La mobilisation intervient alors que les deux chambres du Parlement ont repris leurs travaux dans un climat politique tendu. Les questions institutionnelles figurent parmi les dossiers susceptibles d’alimenter les prochains débats.

Une nouvelle réunion annoncée

Après les événements de mardi, les responsables de la C64 doivent se réunir pour examiner les suites à donner à cette mobilisation. Ils souhaitent également obtenir une réaction de la communauté internationale.

La Commission nationale des droits de l’homme avait déployé des observateurs sur le terrain afin de suivre le déroulement du rassemblement et d’appeler les différentes parties au calme.

Le décès annoncé au terme de la journée pourrait accentuer les tensions à Kinshasa. L’établissement des circonstances exactes de cette mort et des responsabilités éventuelles sera désormais au cœur des interrogations.

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