(AfriquesPlus) - À l'occasion de la rentrée politique de Reconquête, réunie le 13 septembre à Port-Marly, Éric Zemmour a consacré une bonne partie de son intervention à l'intelligence artificielle, et notamment à son couplage avec la robotique, qu'il présente comme la solution à ce qu'il appelle la « dépendance mortelle à l'immigration de travail ».
Le président de Reconquête a cité des exemples pris en Chine, au Japon et aux États-Unis, où des robots équipés d'IA conduisent déjà des taxis, livrent des colis, construisent des murs, récoltent des fruits ou assistent des personnes âgées en maison de retraite. Selon lui, ces machines seraient bientôt en mesure d'assurer « tous les travaux physiques et répétitifs que les immigrés accomplissaient », reprenant ainsi, pour la retourner, l'argumentation classique selon laquelle l'immigration comblerait des emplois délaissés par les Français.
Un lapsus a marqué ce passage du discours : cherchant ses mots pour qualifier ces robots, l'ancien polémiste a d'abord employé le terme de « bourreaux » avant de se reprendre, provoquant les rires de la salle. Il a conclu sur une formule destinée à marquer les esprits : son mouvement s'apprêterait désormais à « aimer les robots ».
Cette annonce s'inscrit dans un raisonnement plus large développé pendant près d'une demi-heure de discours. Pour Zemmour, l'IA doit permettre à la France de se délester de deux « boulets » qu'il juge liés : le poids de l'emploi public, avec le non-remplacement annoncé de 800 000 postes de fonctionnaires sur cinq ans, et le recours à la main-d'œuvre étrangère. Il a par ailleurs annoncé quatre mesures destinées à doper la filière française de l'IA, dont la réservation de l'électricité nucléaire excédentaire aux data centers nationaux et la relance du programme de réacteurs EPR.
Éric Zemmour a une nouvelle solution pour se passer de l’immigration : remplacer les travailleurs immigrés par des robots. pic.twitter.com/iJ4X5e5MT0
— AJ+ français (@ajplusfrancais) September 15, 2026