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Le complot fantôme qui embarrasse le régime des Obiang
Jeune Afrique révèle comment le régime équato-guinéen a été contraint de revenir sur sa propre version d'une tentative de putsch initialement présentée comme déjouée grâce aux renseignements russes. Un revirement qui n'efface pas la vague d'arrestations
 

(AfriquesPlus) - Après avoir revendiqué avoir déjoué un putsch, le régime des Obiang a fini par démentir sa propre version. Les arrestations menées dans les familles de l'opposition en exil, elles, n'ont rien d'une fiction.

Les autorités de Malabo avaient d'abord affirmé avoir déjoué une tentative de coup d'État, alertées selon elles par les services de renseignement russes présents dans le pays, rapporte Mathieu Olivier dans un article publié par Jeune Afrique le 16 septembre 2026. Un conteneur saisi au port de Bata, censé contenir des armes destinées à l'opposition, avait même été présenté publiquement comme preuve du complot. Mais dès la publication des révélations de JA, le gouvernement a changé de version, évoquant finalement une simple fraude douanière plutôt qu'une tentative de renversement du pouvoir.

L'article souligne que ce revirement officiel ne fait pas disparaître les faits sur le terrain. Depuis fin août, plusieurs dizaines de proches de dirigeants de la Coalition pour la restauration d'un État démocratique, l'opposition en exil, ont été arrêtés et interrogés, certains rapportant des actes de torture. Quatre personnes restent aujourd'hui détenues.

Selon le magazine, les interrogatoires ont porté de manière insistante sur ce fameux conteneur, mais aussi sur une possible connaissance d'un coup d'État en préparation, certains suspects ayant même été questionnés sur le rôle qu'ils étaient censés occuper dans un futur gouvernement d'opposition. La simple présence d'un contact ou d'une photo liée à la coalition sur un téléphone saisi aurait suffi à prolonger certaines détentions.

La coalition dément toute tentative de renversement, tout en reconnaissant l'envoi d'un colis familial de biens de consommation, bien plus modeste que le conteneur mis en scène à la télévision publique. Elle y voit un prétexte fabriqué pour justifier une répression visant les familles de ses cadres, une lecture que le revirement même de Malabo semble accréditer, sans que les enquêtes ne soient pour autant closes.

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