(AfriquesPlus) - Les monnaies de l'Ouganda, du Ghana et de la Zambie devraient rester sous pression jusqu'à jeudi prochain, tandis que le naira nigérian et le shilling kényan sont attendus globalement stables, selon des cambistes cités par Reuters dans une dépêche publiée le 17 septembre 2026. Le shilling ougandais devrait poursuivre ses pertes récentes, la guerre en Iran continuant d'alimenter la demande de dollars, les banques commerciales le cotant à 3 925/3 935 pour un dollar, contre 3 860/3 870 la semaine précédente.
Adam Mugume, directeur exécutif de la recherche et des politiques à la banque centrale ougandaise, cité par Reuters, explique que l'incertitude sur la durée du conflit a poussé certains acteurs du marché à effectuer des achats à terme pour verrouiller leurs taux de change, alors que la demande de dollars émanant des industriels et des entreprises du secteur énergétique reste soutenue. Un cambiste anticipe même que le shilling pourrait tester le seuil des 4 000 pour un dollar dans les prochains jours, ce qui constituerait son plus bas niveau historique face à la devise américaine.
Le cedi ghanéen devrait pour sa part reculer modérément, la demande de dollars, notamment des secteurs de l'énergie et des services, continuant de dépasser l'offre sur le marché interbancaire. Selon les données LSEG relayées par l'agence de presse, la monnaie s'échangeait jeudi à 11,50 pour un dollar, contre 11,45 la semaine précédente. Un cambiste estime toutefois que le soutien continu de la banque centrale et de l'agence ghanéenne de commercialisation de l'or artisanal devrait permettre de répondre à la demande, jugeant qu'un affaiblissement significatif au-delà des niveaux actuels est peu probable compte tenu des réserves jugées suffisantes des autorités.
Le kwacha zambien devrait également reculer légèrement, sous l'effet d'une forte demande des entreprises et des importateurs en devises fortes, les banques commerciales vendant jeudi la monnaie du deuxième producteur mondial de cuivre à 19,94 pour un dollar, contre 19,53 une semaine plus tôt. Selon une note d'Access Bank consultée par Reuters, cette pression s'explique par la hausse des prix mondiaux de l'énergie, malgré des cours du cuivre élevés, un ralentissement de l'inflation et un climat politique plus apaisé depuis l'élection chaotique du mois dernier.
À l'inverse, le naira nigérian devrait rester globalement stable, soutenu par les ventes de dollars de la banque centrale et une demande de devises étrangères jugée modérée, se négociant jeudi à 1 328 pour un dollar sur le marché officiel, un niveau proche de celui de la semaine précédente, contre 1 390 sur le marché parallèle.