(Afriquesplus)- Une délégation conjointe du Burkina Faso et du Mali a été reçue vendredi 18 septembre 2026 à Niamey par le président nigérien Abdourahamane Tiani. La visite avait pour objectif de réaffirmer la solidarité des deux pays avec le Niger à la suite de la tentative de déstabilisation survenue dans la capitale nigérienne dans la nuit du 28 au 29 août, rapporte l’Agence de Presse Africaine (APA).
Conduite par le général burkinabè Célestin Simporé, la délégation comprenait notamment les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso et du Mali ainsi que le ministre malien de la Défense. Elle était mandatée par Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso et président en exercice de la Confédération des États du Sahel (AES).
Au cours de l’audience, les représentants burkinabè et maliens ont transmis le soutien de leurs dirigeants et de leurs populations aux autorités et au peuple nigériens. Ils ont également présenté leurs condoléances pour les pertes en vies humaines enregistrées lors des événements de fin août.
Selon APA, le général Célestin Simporé a qualifié la démarche de « solidarité sans faille » et insisté sur la nécessité de poursuivre la consolidation de la Confédération des États du Sahel. Il a notamment souligné que les événements de Niamey devaient renforcer la cohésion entre les trois pays membres de l’organisation.
Le président Abdourahamane Tiani a, de son côté, exprimé sa reconnaissance à l’égard du Burkina Faso et du Mali. Il a estimé que cette visite témoignait du caractère familial des relations entre les trois États de l’AES.
Cette nouvelle manifestation de solidarité intervient alors que les trois pays sahéliens cherchent à renforcer leurs mécanismes communs dans plusieurs domaines. Quelques jours avant cette rencontre, le Burkina Faso, le Mali et le Niger avaient notamment engagé des travaux visant à développer leur coopération transfrontalière, notamment en matière de sécurité, de mobilité, de développement et de gestion des ressources partagées.
La Confédération des États du Sahel avait déjà exprimé son soutien aux autorités nigériennes au lendemain des événements des 28 et 29 août, présentés par l'organisation comme une tentative de déstabilisation contenue par les forces restées loyales aux institutions.