(AfriquesPlus) - Plus de 3 000 migrants, dont plusieurs centaines de mineurs, vivent toujours dans les rues de Ceuta, enclave espagnole située sur la côte nord de l’Afrique, a annoncé lundi le gouvernement espagnol.
Dans un article publié le 21 septembre 2026, l’Agence Anadolu, sous la signature de Beyza Binnur Donmez, rapporte que le ministre espagnol de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, a fourni cette estimation lors d’une interview accordée à la télévision publique TVE.
Les opérations de transfert vers les structures d’accueil désignées par les autorités doivent se poursuivre dans les prochains jours. Un nouveau site pourrait également être ouvert en fonction des besoins.
« Nous espérons que, dans quelques semaines seulement, tout le monde sera relogé et que les dossiers de retour pourront commencer à être traités », a déclaré le ministre.
Selon Ángel Víctor Torres, entre 150 et 200 migrants regagnent volontairement le Maroc chaque jour. Au cours des dernières 24 heures précédant son intervention, 160 personnes auraient ainsi effectué ce retour.
Le ministre a indiqué que seules les personnes pouvant prétendre à une protection internationale et les mineurs ne pouvant pas être réunis avec leurs familles devraient rester en Espagne. Il estime que la majorité des migrants récemment arrivés du Maroc ne remplissent pas les conditions requises pour bénéficier d’une protection internationale.
Face à la saturation des structures d’accueil de Ceuta, le gouvernement espagnol prévoit par ailleurs de transférer les mineurs non accompagnés vers l’Espagne continentale. Cette mesure vise à réduire la pression exercée sur les capacités d’hébergement de l’enclave.
La situation migratoire à Ceuta demeure tendue depuis les arrivées massives de migrants enregistrées fin juillet. Les autorités espagnoles ont multiplié les opérations de prise en charge et d’identification, alors que plusieurs milliers de personnes restent confrontées à des conditions de vie précaires.
Ángel Víctor Torres a également condamné une attaque survenue dimanche contre un élu de l’Assemblée de Ceuta. Le véhicule de ce responsable politique a été pris pour cible par des jets de pierres. Le ministre a qualifié l’incident d’« inacceptable ».
La gestion de cette crise migratoire continue de mobiliser les autorités nationales et locales espagnoles, confrontées à la nécessité de renforcer les capacités d’accueil tout en organisant le traitement administratif des personnes arrivées dans l’enclave.