(AfriquesPlus) - Le président kényan William Ruto a appelé à repenser les partenariats internationaux avec l’Afrique et à renforcer la mobilisation des ressources du continent, lors d’un sommet consacré au multilatéralisme organisé en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Dans un article publié le 22 septembre 2026, Africanews rapporte que le Sommet des Partenaires pour le multilatéralisme a réuni plusieurs pays autour de la recherche de réponses communes aux crises et défis actuels. La rencontre a été coorganisée par l’Australie, la Barbade, le Brésil, le Canada, l’Union européenne, l’Inde et le Kenya.
Les participants ont notamment réaffirmé leur volonté de renforcer le multilatéralisme, de défendre le droit international, de promouvoir la paix et de favoriser une prospérité durable et inclusive. Pour William Ruto, l’un des principaux enjeux consiste également à préserver la confiance des populations dans les institutions internationales.
« Lorsqu’une institution ne correspond plus aux réalités et aux aspirations des peuples qu’elle représente, elle finit par perdre leur confiance », a déclaré le président kényan, cité par Africanews.
Le sommet intervient alors que les institutions multilatérales sont confrontées à plusieurs défis, parmi lesquels les tensions géopolitiques, les conflits, le changement climatique et l’essor de l’intelligence artificielle. L’initiative entend ainsi favoriser des discussions au plus haut niveau sur l’évolution du système multilatéral.
William Ruto a particulièrement insisté sur la nécessité de modifier la manière dont les partenariats avec l’Afrique sont conçus. Selon lui, le débat ne devrait plus se limiter aux montants que les partenaires internationaux peuvent apporter au continent, mais également porter sur la capacité de l’Afrique à mobiliser ses propres ressources.
« La question n’est plus seulement de savoir combien d’argent nos partenaires peuvent apporter à l’Afrique. La vraie question, c’est : comment pouvons-nous mobiliser les ressources que l’Afrique possède déjà ? », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État kényan a également appelé à revoir le rôle des institutions financières multilatérales et de développement. Il estime que celles-ci devraient aller au-delà de leur fonction traditionnelle de prêteurs pour devenir des instruments permettant de mobiliser davantage de financements en faveur du développement.
Le président du Conseil européen, António Costa, a pour sa part présenté la plateforme « Partenaires pour le multilatéralisme » comme un espace destiné à favoriser le dialogue, la constitution de coalitions et la coopération entre pays partageant des principes communs. Son objectif est notamment de soutenir le travail des Nations unies et des autres cadres multilatéraux.
La Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, a également plaidé pour une réforme des institutions internationales afin de les adapter aux réalités du XXIe siècle. Elle a estimé que cette évolution pourrait impliquer une plus grande contribution financière de certains États au maintien de l’ordre international fondé sur des règles.
À l’issue de cette première rencontre, les partenaires entendent désormais élargir l’initiative et avancer sur des propositions concrètes concernant la réforme du système multilatéral. Les discussions doivent notamment porter sur le changement climatique, l’intelligence artificielle, la santé mondiale, les inégalités économiques et la sécurité internationale.