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Burkina Faso, banques et institutions financières appelées à soutenir le plan relance
Le gouvernement veut davantage orienter l’épargne nationale et les capacités du secteur financier vers les investissements productifs, alors que le Plan RELANCE 2026-2030 doit mobiliser d’importantes ressources pour financer le développement du pays.
 

(AfriquesPlus) - Le gouvernement burkinabè veut renforcer la mobilisation de l’épargne nationale pour financer les investissements productifs prévus dans le cadre du Plan RELANCE 2026-2030. L’objectif a été réaffirmé mardi 22 septembre par le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, lors d’une rencontre avec les responsables du secteur bancaire et financier.

Dans une dépêche publiée le 22 septembre 2026, l’Agence panafricaine de presse (APAnews) rapporte que le gouvernement entend davantage solliciter les banques, les établissements financiers et les institutions de microfinance afin de renforcer le financement de l’économie réelle.

Le Plan RELANCE doit servir de cadre aux politiques de développement du Burkina Faso jusqu’en 2030. Selon le ministère de l’Économie et des Finances, l’État devrait assurer près des deux tiers de son financement, tandis que le secteur financier est appelé à contribuer davantage à la mobilisation des ressources nécessaires à sa mise en œuvre.

« L’enjeu est de faire converger la vision du Gouvernement, l’épargne nationale, l’expertise des institutions financières et les besoins du secteur productif », a déclaré Aboubakar Nacanabo, cité par son ministère.

Pour les autorités, la progression des souscriptions du secteur bancaire aux titres publics constitue déjà un indicateur de la capacité du système financier à accompagner les besoins de financement de l’État. Ces souscriptions ont augmenté de plus de 290 milliards de francs CFA entre 2023 et 2025.

Le gouvernement souhaite désormais que les capacités de financement disponibles soient davantage orientées vers les investissements productifs et les projets structurants. Les secteurs ciblés comprennent notamment l’énergie, l’industrie, l’agriculture et la transformation agroalimentaire, les infrastructures, les transports, le numérique ainsi que le capital humain.

Cette stratégie vise également à améliorer l’accès des populations aux services financiers. Le Plan RELANCE prévoit ainsi de porter leur taux d’utilisation de 79 % actuellement à 88 % à l’horizon 2030.

Les autorités ambitionnent également d’augmenter le taux de bancarisation, qui devrait passer de 37 % à 47 %, tandis que le crédit à l’économie est appelé à progresser de 30 % à 38 % au cours de la même période.

À travers ces objectifs, le gouvernement burkinabè entend stimuler l’investissement et la production, tout en favorisant la création d’emplois. Il cherche également à accroître la capacité du pays à financer son développement à partir de ses ressources nationales et à mieux associer le secteur financier à la mise en œuvre du Plan RELANCE.

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