(AfriquesPlus) - Au moins 49 personnes ont perdu la vie dans l’effondrement d’un site d’exploitation aurifère artisanale dans l’ouest de la République centrafricaine. Les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver d’éventuels survivants ou des personnes encore ensevelies, tandis que les autorités ont ordonné la fermeture du site.
Le drame s’est produit mardi 18 août dans le village de Zamboye, dans la préfecture de Nana-Mambéré, à proximité de la frontière avec le Cameroun. Selon les autorités centrafricaines citées par l’Agence Anadolu, le bilan établi jeudi fait état de 49 morts.
Dans un article publié le 20 août 2026 et signé James Tasamba, l’Agence Anadolu rapporte que les victimes sont de plusieurs nationalités. Le ministre centrafricain des Mines et de la Géologie, Rufin Benam-Beltoungou, a précisé que 34 des personnes décédées étaient centrafricaines, 13 camerounaises et deux tchadiennes.
Les autorités ont décidé de fermer le site minier à la suite de l’accident. Les équipes engagées sur place poursuivent néanmoins les recherches afin de vérifier si d’autres personnes pourraient se trouver sous les décombres. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent une partie du vaste site minier après son effondrement.
Le premier bilan communiqué après le drame faisait état d’une centaine de morts, avant d’être révisé à 49 décès. L’accident relance les inquiétudes liées aux conditions de sécurité dans les exploitations minières artisanales, particulièrement dans les zones où les puits sont creusés manuellement et peuvent atteindre plusieurs mètres de profondeur.
En Centrafrique, l’exploitation artisanale de l’or constitue une source importante de revenus pour de nombreux jeunes vivant dans les régions riches en ressources minières. Cette activité expose toutefois régulièrement les travailleurs à des risques d’éboulement et d’effondrement des galeries.
Le drame de Zamboye intervient quelques semaines seulement après un autre accident dans la même région. Le 8 juin, un glissement de terrain survenu sur un site artisanal de Kinyeme avait fait au moins huit morts et laissé plus d’une douzaine de personnes portées disparues, selon des médias locaux cités par l’Agence Anadolu.
La répétition de ces accidents met en lumière la vulnérabilité des travailleurs de l’exploitation aurifère artisanale en Centrafrique, où les conditions de creusement et de sécurisation des puits restent particulièrement précaires. Les recherches engagées à Zamboye doivent désormais permettre de déterminer si le bilan de la catastrophe est définitif.