(Afriquesplus)- Le 26 septembre 2002, le ferry sénégalais Le Joola, qui assurait la liaison entre Ziguinchor et Dakar, sombrait au large des côtes gambiennes. Dans un article consacré à cette tragédie, l’Agence de Presse Africaine (APA) revient sur les circonstances de ce naufrage qui a profondément marqué le Sénégal et particulièrement la Casamance.
Le drame s’est produit dans la nuit du 26 au 27 septembre 2002. Le navire avait quitté Ziguinchor en direction de Dakar et devait rejoindre la capitale après plusieurs escales. Au large de la Gambie, il a progressivement perdu sa stabilité avant de se retourner en quelques minutes.
Le Joola transportait alors un nombre très important de passagers et de marchandises. Les conditions de chargement et la stabilité du navire ont été au cœur des interrogations soulevées après le naufrage. Selon les éléments rapportés au fil des enquêtes, plusieurs facteurs techniques et humains ont contribué à la catastrophe.
Le bilan humain a été particulièrement lourd. Près de 2 000 personnes ont péri dans le naufrage, faisant du Joola l’une des catastrophes les plus meurtrières de l’histoire de la navigation civile. Le nombre exact des victimes reste difficile à établir, notamment en raison des conditions dans lesquelles les passagers avaient embarqué.
Les opérations de secours ont débuté après l’alerte donnée au matin du 27 septembre. Des pêcheurs et des navires sénégalais ont participé aux recherches, permettant de retrouver des survivants. Une soixantaine de personnes ont finalement été sauvées, tandis que de nombreuses familles sont restées sans nouvelles de leurs proches.
La catastrophe a particulièrement frappé la Casamance, région d’origine d’une grande partie des victimes. Le naufrage a également suscité une profonde émotion à travers le Sénégal et au-delà, compte tenu de l’ampleur des pertes humaines.
Plus de deux décennies après le drame, la mémoire du Joola demeure fortement présente dans le pays. Un mémorial dédié aux victimes est notamment prévu à Ziguinchor afin de préserver le souvenir de cette tragédie et de transmettre aux générations futures les enseignements qui en sont issus.
Le naufrage du Joola reste ainsi associé à une page douloureuse de l’histoire contemporaine du Sénégal, dont les victimes continuent d’être commémorées chaque 26 septembre.