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FIFA : Infantino sous pression, la bataille des voix est lancée
Gianni Infantino est-il en train de perdre le contrôle de la FIFA ? Le président de l’instance mondiale du football fait face à une contestation grandissante après son projet d’ouverture du capital de la FIFA à des investisseurs extérieurs, finalement ret
 

Gianni Infantino est-il en train de perdre le contrôle de la FIFA ? Le président de l’instance mondiale du football fait face à une contestation grandissante après son projet d’ouverture du capital de la FIFA à des investisseurs extérieurs, finalement retiré sous la pression. Une partie de l’UEFA, menée notamment par plusieurs fédérations européennes, envisage désormais un vote de défiance, voire un boycott de certaines compétitions de la FIFA.

Mais la fronde européenne est loin de faire l’unanimité. L’Afrique constitue aujourd’hui le principal rempart d’Infantino : les 54 fédérations du continent affichent leur soutien au président de la FIFA, avec le Maroc en première ligne. Cette fidélité s’explique notamment par l’importance des programmes de développement dont bénéficie le football africain, mais aussi par l’élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes, qui offre davantage de places au continent.

En Amérique du Nord et dans les Caraïbes, la situation est également incertaine. La Concacaf réclame une réforme profonde de la gouvernance de la FIFA, alors que le Mexique a choisi de soutenir Infantino, créant une première fissure dans la position du bloc régional.

C’est surtout l’Asie qui pourrait détenir la clé du scrutin. L’AFC n’a pas appelé au départ d’Infantino, mais réclame une révision urgente de la gouvernance de la FIFA. L’attitude de l’Arabie saoudite sera particulièrement scrutée, alors que le pays doit renouveler la direction de sa fédération le 30 août. Un changement à sa tête pourrait modifier les équilibres avant la prochaine élection à la FIFA.

En Amérique du Sud, autre bastion traditionnel d’Infantino, les fédérations commencent également à prendre leurs distances, sans toutefois annoncer clairement un changement de camp.

Le rapport de force reste donc très incertain. Entre une Europe qui mène la contestation, une Afrique largement fidèle et une Asie encore indécise, l’avenir de Gianni Infantino pourrait dépendre des fédérations qui refusent pour l’instant de choisir leur camp.

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