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Ghana, le FMI met en garde contre des subventions aux carburants
La nouvelle aide de 2 GH¢ par litre de diesel annoncée pour le mois d'août suscite les réserves de l'institution de Bretton Woods, qui redoute un affaiblissement des efforts de redressement économique engagés par Accra.
 

AfriquesPlus - Le Fonds monétaire international (FMI) a averti le Ghana que les récentes subventions accordées aux carburants doivent rester temporaires et strictement ciblées, faute de quoi elles pourraient fragiliser les finances publiques et compromettre les réformes économiques engagées dans le cadre du programme de facilité élargie de crédit (FEC). L'information est rapportée par Joy Business dans un article publié le 5 août 2026, citant le rapport des services du FMI présenté au Conseil d'administration du Fonds le 27 juillet.

Cette mise en garde intervient quelques jours après l'annonce par le gouvernement ghanéen d'une subvention de 2 cedis ghanéens (GH¢) par litre de diesel pour le mois d'août afin d'atténuer la hausse des prix des carburants. Selon le ministère de l'Énergie et de la Transition écologique, cette mesure représenterait un coût d'environ 500 millions de GH¢ si elle était appliquée pendant tout le mois.

Dans son rapport, le FMI estime que des subventions prolongées risqueraient d'éroder les recettes publiques, d'alourdir le déficit budgétaire et de ralentir les efforts entrepris pour restaurer la viabilité de la dette. L'institution reconnaît toutefois l'amélioration de la situation macroéconomique du Ghana, tout en appelant les autorités à préserver les acquis obtenus grâce aux réformes fiscales.

Le ministre de l'Énergie et de la Transition écologique, John Jinapor, a assuré que cette aide est limitée au seul mois d'août et qu'elle sera réévaluée avant toute éventuelle prolongation. Le gouvernement affirme vouloir protéger le pouvoir d'achat des consommateurs tout en maintenant la stabilité du secteur pétrolier.

Le rapport du FMI met également en évidence plusieurs risques susceptibles de peser sur l'économie ghanéenne. Il évoque notamment la volatilité des prix des matières premières, les tensions géopolitiques, les perturbations commerciales, ainsi que d'éventuels retards dans les réformes des entreprises publiques et du secteur financier. Le Fonds souligne par ailleurs que la Banque du Ghana a enregistré des pertes équivalant à 1,5 % du PIB dans le cadre du Programme national d'achat d'or.

Malgré ces réserves, le FMI a relevé son appréciation de la situation de la dette du Ghana, qui passe d'un risque élevé à un risque modéré, grâce aux progrès de la restructuration de la dette, à une croissance plus soutenue qu'attendu, à la consolidation budgétaire et à l'appréciation du cedi.

Selon Joy Business, qui cite le rapport du FMI, l'institution estime néanmoins que le Ghana devra poursuivre ses réformes et maintenir une gestion prudente de ses finances publiques afin de préserver les progrès réalisés et de renforcer sa résilience face aux chocs extérieurs.

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