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Ghana : le gouvernement veut abaisser à 35 ans l'âge minimum pour briguer la présidence
Le gouvernement ghanéen soutient une réforme constitutionnelle visant à ramener de 40 à 35 ans l'âge minimum requis pour être candidat à l'élection présidentielle
 

Le gouvernement ghanéen soutient une réforme constitutionnelle visant à ramener de 40 à 35 ans l'âge minimum requis pour être candidat à l'élection présidentielle. D'autres changements majeurs, dont l'instauration d'un mandat présidentiel de cinq ans, sont également envisagés.

Le Ghana s'apprête à engager une importante réforme de son système politique. Le gouvernement du président John Dramani Mahama a donné son accord de principe à plusieurs recommandations de la Commission de révision constitutionnelle, parmi lesquelles figure l'abaissement de l'âge minimum pour se présenter à l'élection présidentielle.

Si elle est adoptée, cette réforme permettra aux citoyens âgés d'au moins 35 ans, contre 40 ans actuellement, de briguer la magistrature suprême. La Commission de révision constitutionnelle avait proposé un seuil encore plus bas, fixé à 30 ans, mais l'exécutif a préféré retenir une option plus prudente.

Cette orientation a été présentée le 30 juillet par le procureur général et ministre de la Justice, Dominic Ayine.

Un mandat présidentiel porté à cinq ans

Parmi les autres réformes approuvées par le gouvernement figure l'allongement de la durée du mandat présidentiel, qui passerait de quatre à cinq ans. Le mandat des députés serait lui aussi prolongé afin de préserver la simultanéité des élections présidentielle et législatives.

Selon la Commission de révision constitutionnelle, quatre années ne suffisent plus à un gouvernement pour mettre pleinement en œuvre son programme. Les premiers mois sont généralement consacrés à la transition et à la formation de l'équipe gouvernementale, tandis que la dernière année est largement absorbée par les préparatifs électoraux.

La limitation à deux mandats présidentiels, en revanche, ne serait pas remise en cause.

Un processus encore loin d'être achevé

Ces réformes ne sont pas encore définitives. Elles devront d'abord être transformées en projets de loi, puis suivre le processus législatif prévu par la Constitution ghanéenne.

Certaines dispositions, notamment celle portant sur la durée du mandat présidentiel, devront ensuite être soumises à un référendum national prévu en 2027. Pour être adoptée, la réforme devra réunir au moins 40 % de participation des électeurs inscrits et obtenir l'approbation d'au moins 75 % des suffrages exprimés.

Une nouvelle commission sera prochainement mise en place pour rédiger les textes d'amendement, attendus d'ici octobre 2026.

Un débat déjà lancé

Ces propositions suscitent déjà de nombreux débats au Ghana. Les partisans du mandat de cinq ans estiment qu'il offrirait davantage de temps aux gouvernements pour mettre en œuvre leurs politiques publiques. À l'inverse, les détracteurs craignent qu'un mandat plus long ne réduise la capacité des électeurs à sanctionner rapidement un pouvoir jugé inefficace.

L'abaissement de l'âge minimum à 35 ans est, lui aussi, perçu comme une mesure susceptible d'élargir l'accès des jeunes générations à la compétition présidentielle, même si le gouvernement n'a pas retenu la proposition plus ambitieuse d'un seuil fixé à 30 ans.

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