(AfriquesPlus) - Bière et whisky à la main, des fans de musique country ont chanté et dansé sur les tubes du genre à l'hippodrome de Ngong, en périphérie de Nairobi, selon un reportage de Brian O. Otieno publié dans le New York Times, jeudi 6 août 2026. L'événement, organisé pour la deuxième année consécutive, célèbre un style musical né loin du continent mais qui séduit de plus en plus d'Africains, particulièrement populaire chez les Afrikaners d'Afrique du Sud.
Parmi les festivalières, Purity Melubo, membre de la communauté maasaï, voit dans la country un écho direct à sa propre culture : « nous avons des vaches et des ranchs. La seule différence, c'est que nous ne portons pas de chapeaux, de bottes et de vestes en cuir », confie-t-elle au New York Times. C'est le chanteur nigérian Ochiora Okogeri, alias The Country Man, qui a enflammé la soirée, racontant avoir découvert le genre enfant grâce à son père : « d'une certaine manière, c'est entré dans ma conscience », se souvient-il.
L'organisateur Elijah Manyeki a eu l'idée de ce rassemblement après avoir constaté que la country ne se jouait au Kenya que « dans les bars et les clubs ». Il revendique plus de 5 000 participants lors de la première édition et prévoit désormais d'étendre le concept à d'autres pays du continent. La scène locale reste dominée par des reprises, mais certains artistes réinventent le genre en langues locales, comme Ythera the Wildflower, qui a chanté un titre de Dolly Parton en kikuyu : « les versions en kikuyu rapprochent la country de chez nous », explique-t-elle.