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Sénégal-Maroc, au TAS, deux lectures opposées du règlement de la CAN
Réuni jeudi à Lausanne, le Tribunal arbitral du sport examine le litige lié à la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 et à la décision contestée du jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF).
 

(AfriquesPlus) - L’audience du Tribunal arbitral du sport (TAS), tenue jeudi 8 octobre à Lausanne, autour du contentieux de la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal, le Maroc et la CAF, aurait été marquée par des interprétations divergentes du règlement et des interrogations sur la conduite de la rencontre. Plusieurs récits circulent sur les arguments des deux camps, mais les informations issues de cette audience à huis clos restent difficiles à vérifier.

Le bras de fer juridique entre le Sénégal et le Maroc se poursuit loin des terrains. Réuni jeudi à Lausanne, le Tribunal arbitral du sport examine le litige lié à la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 et à la décision contestée du jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF).

Si les débats se sont déroulés à huis clos, des informations relayées par plusieurs sources commencent à circuler. Elles font état de désaccords sur l’interprétation du règlement, le rôle de l’arbitre et la régularité de la procédure ayant conduit à la décision contestée. Faute de compte rendu officiel détaillé, ces éléments doivent toutefois être considérés avec prudence.

 Le Maroc s’appuierait sur les articles 82 et 84

Selon des informations attribuées notamment au journaliste Malang Sané, la défense marocaine aurait insisté sur les articles 82 et 84 du règlement de la CAN, relatifs notamment à l’abandon du terrain et aux sanctions susceptibles d’en découler.

La question centrale concerne le retrait temporaire des joueurs sénégalais et ses conséquences réglementaires. La défense marocaine aurait également soulevé des interrogations sur les conditions dans lesquelles l’arbitre de la rencontre, Jean-Jacques Ndala, a laissé le match se poursuivre.

Toujours selon ces informations non officiellement confirmées, le rôle d’Olivier Safari, président de la commission des arbitres de la CAF, aurait été évoqué. Des images montrant ce dernier en interaction avec l’arbitre auraient été mentionnées pour étayer l’argumentation marocaine. Leur portée exacte dans les débats reste cependant inconnue.

Ces éléments relèvent, à ce stade, de comptes rendus indirects de l’audience et ne permettent pas de conclure à une quelconque irrégularité arbitrale.

 Le Sénégal défend les décisions prises sur le terrain

La défense sénégalaise ferait valoir une lecture différente des événements. Elle s’appuierait notamment sur la Loi 5 des Lois du jeu de l’IFAB, qui encadre les pouvoirs et les décisions de l’arbitre, ainsi que sur l’article 9 du Code disciplinaire de la FIFA.

L’argument central rapporté est que la rencontre a repris après l’interruption et s’est poursuivie jusqu’à son terme sous l’autorité du corps arbitral. Le Sénégal chercherait ainsi à faire examiner les conséquences juridiques des décisions prises pendant le match, au regard des règles applicables et de la procédure disciplinaire.

La partie sénégalaise contesterait également la régularité de la procédure ayant abouti à la décision du jury d’appel de la CAF. Des soupçons de corruption auraient aussi été évoqués, selon les informations relayées. Ces accusations ne doivent toutefois pas être présentées comme établies en l’absence d’éléments vérifiés ou de conclusions officielles.

Au-delà des arguments avancés par chaque camp, le TAS devra apprécier les règles applicables, les faits retenus et la portée juridique des décisions contestées.

 Le mystère du second rapport arbitral

L’existence et le traitement d’un éventuel deuxième rapport de l’arbitre constituent un autre point de divergence dans les récits de l’audience.

D’après Malang Sané, qui cite une source présente à Lausanne, cette piste aurait été écartée après environ trois heures de débats. Une autre version, relayée par le compte youssefamz13, affirme que le document n’aurait tout simplement pas été évoqué au cours de l’audience.

Ces deux affirmations ne sont pas équivalentes : l’une laisse entendre que la question a été examinée avant d’être écartée, tandis que l’autre suggère qu’elle n’a pas été abordée. En l’absence de confirmation indépendante, impossible de déterminer laquelle reflète fidèlement les échanges.

Cette divergence illustre les limites des informations disponibles sur une procédure dont les débats ne sont pas publics. Elle invite à ne pas confondre indiscrétions, arguments des parties et éléments retenus par les arbitres.

 Un verdict attendu, mais aucune date annoncée

L’audience du 8 octobre ne signifie pas que le différend sera tranché immédiatement. Le TAS doit encore examiner les arguments et délibérer avant de rendre sa décision. Aucune date de verdict n’est confirmée dans les informations disponibles ici.

Pour le Sénégal comme pour le Maroc, l’enjeu dépasse le résultat d’une finale : il touche à l’interprétation des règlements, à l’autorité des décisions arbitrales et à la sécurité juridique des compétitions africaines.

En attendant une décision officielle, une distinction s’impose entre ce qui aurait été défendu devant les arbitres et ce que le tribunal retiendra effectivement. Dans ce dossier particulièrement sensible, les fuites alimentent les débats, mais seule la sentence du TAS permettra de connaître l’issue juridique du litige.

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