(AfriquesPlus) - À l’approche de la célébration de l’indépendance du Nigeria, la question de la souveraineté économique revient au centre des préoccupations. Dans un éditorial publié le 28 septembre 2026 par le quotidien nigérian Osun Defender, son rédacteur en chef en ligne met en garde contre le risque d’une dépendance économique accrue vis-à-vis des puissances étrangères, malgré l’indépendance politique du pays.
L’éditorialiste estime que les difficultés économiques et sociales persistantes, notamment la pauvreté multidimensionnelle qui toucherait plus de 163 millions de Nigérians selon le texte, interrogent les acquis de l’indépendance. Il s’inquiète particulièrement de deux initiatives : un accord négocié avec le Royaume-Uni autour de la relance des ports nigérians et un protocole d’accord conclu avec les États-Unis sur l’exploitation des minerais critiques et des terres rares. Selon lui, ces partenariats soulèvent des questions sur la répartition des bénéfices, les conditions d’endettement et la capacité du Nigeria à maîtriser l’exploitation de ses ressources.
Sans présenter comme établies les interrogations entourant ces accords, l’éditorial réclame la publication intégrale des documents afin de permettre un examen indépendant. Il invite également les parlementaires, les organisations de la société civile, les syndicats, les médias et les universitaires à exiger davantage de transparence et de contrôle démocratique.
Le texte plaide enfin pour une politique minière privilégiant la transformation locale des matières premières, le transfert de technologies, la création d’emplois et la protection de l’environnement. Pour Osun Defender, l’indépendance ne peut se limiter aux symboles nationaux : elle doit aussi permettre aux Nigérians de décider de l’utilisation de leurs ressources et de l’orientation de leur développement.