(AfriquesPlus) - Longtemps devant au score, le Maroc a été rejoint par le Mali en seconde période (1-1), dimanche 4 octobre au Grand Stade de Tanger. Les Lions de l’Atlas, dominateurs par séquences, ont payé leur manque d’efficacité tandis que les Aigles ont su profiter de leur montée en puissance après la pause. Une rencontre riche en enseignements pour les deux sélections.
Le Maroc et le Mali se sont quittés dos à dos au terme d’une rencontre amicale disputée dans une belle ambiance à Tanger. Devant plus de 65 000 spectateurs, les deux sélections ont livré un duel engagé et rythmé, finalement conclu sur le score de 1-1.
Pour le Maroc, cette rencontre constituait une nouvelle occasion de poursuivre les réglages sous la direction de Mohamed Ouahbi. Initialement prévu contre le Ghana, le match avait été réorganisé après le désistement de la sélection ghanéenne, le Mali ayant finalement accepté de relever le défi à Tanger.
Ezzalzouli récompense la domination marocaine
Le début de rencontre a été progressivement pris en main par les Lions de l’Atlas. Avec une équipe où plusieurs cadres avaient été laissés au repos ou placés sur le banc, le Maroc a néanmoins affiché une certaine maîtrise technique.
La récompense est arrivée à la 35e minute. Abdessamad Ezzalzouli, très actif sur le front offensif, obtient un penalty après une faute dans la surface malienne. L'attaquant ne tremble pas et transforme lui-même la sentence pour donner l’avantage au Maroc.
Les Lions de l’Atlas auraient même pu creuser l’écart avant la pause. Bilal El Khannouss, Azzedine Ounahi et Neil El Aynaoui ont notamment tenté de mettre à contribution le gardien malien Mamadou Samassa, sans parvenir à inscrire le deuxième but.
À la pause, le Maroc menait donc logiquement 1-0, avec l’impression d’avoir suffisamment d’arguments pour contrôler la seconde période.
Le Mali change de visage après la pause
Mais les Aigles n’avaient pas dit leur dernier mot.
Plus entreprenant au retour des vestiaires, le Mali a progressivement repoussé le Maroc vers sa propre moitié de terrain. Les changements opérés par Tom Saintfiet ont également apporté davantage de fraîcheur et de percussion à l’attaque malienne.
Le sélectionneur a notamment lancé Gaoussou Diarra à la 65e minute. Un choix rapidement payant.
À la 77e minute, l’attaquant malien a remis les deux équipes à égalité. Servi dans de bonnes conditions, Diarra a parfaitement conclu l’action pour tromper la défense marocaine et ramener les Aigles à hauteur des Lions de l’Atlas. [Medi1
Le Mali venait ainsi récompenser sa bonne deuxième période.
Le Maroc pousse sans retrouver la faille
Après cette égalisation, la rencontre s’est ouverte. Le Maroc a repris l’initiative et Mohamed Ouahbi a fait entrer plusieurs joueurs offensifs, dont Brahim Díaz et Soufiane Rahimi, afin de tenter de reprendre l’avantage.
Les Lions de l’Atlas ont multiplié les offensives dans les dernières minutes, mais la défense malienne a tenu bon. Malgré les occasions et la pression du public tangérois, le deuxième but marocain n’est jamais arrivé.
Le coup de sifflet final a donc consacré un match nul 1-1, plutôt logique au regard de la physionomie d'une rencontre où chaque équipe a eu sa période forte.
Un rassemblement globalement réussi pour le Maroc
Ce résultat ne remet pas en cause le bilan positif du Maroc durant cette fenêtre internationale. Avant d’affronter le Mali, les Lions de l’Atlas avaient remporté leurs deux premiers matches des éliminatoires de la CAN 2027, contre le Gabon et le Lesotho, à chaque fois sur le score de 2-0.
Le Maroc termine donc son rassemblement avec deux victoires et un nul, cinq buts marqués et seulement un encaissé.
Pour Mohamed Ouahbi, le nul face au Mali offre surtout une occasion supplémentaire d’évaluer son groupe, notamment les joueurs appelés à concurrencer les cadres dans les mois à venir.
Une belle opération pour les Aigles
Côté malien, ce match nul constitue une sortie encourageante. Menés pendant une grande partie de la rencontre, les Aigles ont montré suffisamment de caractère pour revenir au score face à une équipe marocaine particulièrement solide.
L’entrée de Gaoussou Diarra s’est révélée déterminante. Son but a permis au Mali de terminer la rencontre avec davantage de confiance et de repartir de Tanger avec un résultat positif.
Au-delà du score, Maroc-Mali aura donc été un véritable test grandeur nature. Le Maroc a confirmé sa solidité et la richesse de son effectif, tandis que le Mali a démontré qu’il pouvait rivaliser avec une sélection marocaine en pleine préparation de ses prochaines échéances.
À Tanger, les deux équipes n’ont pas réussi à se départager, mais elles ont chacune trouvé matière à poursuivre leur progression.