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La CAF mise sur ses entraîneurs pour prolonger la dynamique mondiale
La troisième journée prévoit une table ronde réunissant Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial de la FIFA, et plusieurs sélectionneurs, dont Bubista, Hossam Hassan et Sébastien Desabre
 

(AfriquesPlus) - Le football africain entend capitaliser sur ses progrès. À Santa Maria, sur l’île de Sal, la Confédération africaine de football (CAF) poursuit sa conférence stratégique, organisée du mercredi 7 au vendredi 9 octobre 2026 sous la conduite de son président, le Dr Patrice Motsepe.

Après une deuxième journée achevée jeudi 8 octobre, les travaux se poursuivent vendredi avec un accent particulier sur les performances des sélections africaines au Mondial 2026 et les enseignements à en tirer pour préparer l’échéance de 2030.

 Les entraîneurs africains au cœur du débat

La troisième journée prévoit une table ronde réunissant Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial de la FIFA, et plusieurs sélectionneurs, dont Bubista, sélectionneur du Cap-Vert, Hossam Hassan, sélectionneur de l’Égypte, et Sébastien Desabre, sélectionneur de la République démocratique du Congo.

Les échanges doivent examiner les facteurs qui ont contribué aux performances africaines et les moyens de les prolonger. La préparation tactique, la formation, la gestion des groupes et la qualité de l’encadrement technique figurent parmi les pistes de réflexion.

Cette rencontre met également en lumière la place des techniciens africains dans la progression du continent. Leur connaissance des joueurs et des réalités locales constitue un atout, qui doit être soutenu par une formation continue, des structures adaptées et une plus grande stabilité dans les projets sportifs.

L’objectif est de mieux valoriser les compétences locales et de leur permettre de contribuer davantage à la progression des sélections et des championnats nationaux.

 Des fédérations mieux structurées

Pour accompagner cette ambition, la CAF affirme avoir augmenté de plusieurs centaines de millions de dollars ses investissements en faveur du développement du football et de ses associations membres au cours des dernières années.

L’instance cite notamment la hausse des subventions aux fédérations nationales et aux unions zonales, le développement des partenariats commerciaux et la conclusion d’accords avec les diffuseurs. L’amélioration des productions audiovisuelles doit également renforcer l’attractivité des compétitions africaines.

La transformation de ces moyens en résultats concrets dépendra toutefois de la qualité de la gouvernance et de la capacité des fédérations à investir dans leurs priorités, notamment la formation, les infrastructures et l’encadrement technique.

 Une ambition continentale à concrétiser

La cérémonie d’ouverture, jeudi 8 octobre, s’est déroulée en présence de la présidente de la République du Cap-Vert par intérim, la Dre Janira Hopffer Almada, et du président de la FIFA, Gianni Infantino.

Le rassemblement des dirigeants des 54 associations membres doit favoriser une vision commune du développement du football africain. Pour Patrice Motsepe, il s’agit de consolider les progrès sportifs, de renforcer les institutions et d’améliorer la compétitivité des compétitions continentales.

Au terme de cette conférence, la portée des discussions se mesurera à leur traduction en actions concrètes. La valorisation des entraîneurs africains, en particulier, pourrait constituer un levier important pour transformer les performances internationales en progrès durables.

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