Quinze ans après la crise post-électorale de 2010-2011, les proches de Laurent Gbagbo estiment que la réconciliation nationale reste incomplète. Selon L'Infodrome d'Abidjan, ils appellent à un dialogue politique plus inclusif et proposent un pacte en dix mesures pour consolider la paix.
En Côte d'Ivoire, le débat sur la réconciliation nationale reste d'actualité. Lors d'une conférence de presse à Abidjan, les proches de l'ancien président Laurent Gbagbo ont estimé que le pays n'avait pas encore surmonté les fractures héritées de la crise post-électorale de 2010-2011, rapporte L'Infodrome d'Abidjan.
Prenant la parole au nom du camp Gbagbo, Diaby Youssouf a affirmé que les Ivoiriens vivent aujourd'hui « côte à côte » sans pour autant avoir retrouvé une véritable cohésion nationale. Selon lui, une paix durable ne peut être bâtie sans dialogue, justice et inclusion politique.
Tout en reconnaissant les progrès réalisés depuis la fin de la crise, notamment le retour massif des réfugiés, la reprise économique et le fonctionnement des institutions, l'opposition estime que plusieurs dossiers restent en suspens.
Parmi les principales préoccupations figurent l'indemnisation des victimes de la crise, les critiques sur l'impartialité de la justice, les tensions persistantes autour du foncier rural, notamment dans l'ouest du pays, ainsi que les conditions d'organisation des élections. Le camp Gbagbo dénonce également ce qu'il considère comme une exclusion de certaines figures politiques du jeu électoral.
Pour sortir de cette impasse, les proches de l'ancien chef de l'État proposent un « Pacte social » articulé autour de dix engagements. Selon L'Infodrome d'Abidjan, ce document préconise notamment la création d'un Conseil national permanent du dialogue, une réforme du code électoral et le renforcement de l'indépendance de la justice afin de favoriser une réconciliation fondée sur la vérité et la confiance entre les différentes composantes de la nation.
Pour le camp Gbagbo, la réconciliation nationale ne doit pas se limiter à des déclarations d'intention, mais s'inscrire dans une véritable politique publique capable de tourner durablement la page de la crise ivoirienne.