(AfriquesPlus) - La presse africaine et internationale de ce dimanche met en lumière une succession de crises sécuritaires et humanitaires, de la Corne de l’Afrique au Sahel. L’Éthiopie accuse l’Érythrée d’avoir envoyé des troupes sur son territoire, tandis que les deux pays sollicitent l’intervention des Nations unies. Au Soudan, une frappe de drone aurait tué 41 personnes déplacées près de la frontière éthiopienne. En Afrique du Sud, les violences xénophobes, les inquiétudes liées au changement climatique et les préparatifs des élections municipales occupent le devant de la scène. Au Nigeria, les réformes économiques sont saluées par l’agence Fitch, mais le pouvoir d’achat demeure une préoccupation. En République démocratique du Congo, l’épidémie d’Ebola continue de s’étendre. Dans les pays de l’AES, l’insécurité et les déplacements de populations restent au cœur des préoccupations. Le sport africain complète cette édition, avec les qualifications olympiques féminines de football et les championnats continentaux de triathlon en Égypte.
ÉTHIOPIE — L’affrontement diplomatique avec l’Érythrée s’intensifie
La crise entre Addis-Abeba et Asmara franchit un nouveau palier diplomatique. Dans un article publié ce dimanche, l’agence de presse Associated Press rapporte que l’Éthiopie a informé le Conseil de sécurité des Nations unies qu’elle prenait des mesures de légitime défense face à ce qu’elle présente comme une incursion militaire érythréenne dans le nord du pays.
Dans une lettre adressée aux Nations unies, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, invoque l’article 51 de la Charte de l’ONU, qui reconnaît le droit de légitime défense en cas d’agression armée. Addis-Abeba accuse son voisin d’avoir déployé des soldats au-delà de la frontière et d’occuper certaines zones de son territoire.
Deux versions radicalement opposées
L’Érythrée rejette les accusations éthiopiennes. Ses autorités estiment que les déclarations d’Addis-Abeba constituent une tentative de justifier une guerre et reprochent au gouvernement éthiopien de chercher à obtenir un accès souverain à la mer Rouge par la force.
Les accusations d’incursion militaire n’ont pas été vérifiées indépendamment par AP. Il convient donc de les présenter comme des déclarations des autorités éthiopiennes, et non comme des faits définitivement établis.
Cette confrontation intervient alors que les combats ont repris dans la région du Tigré, malgré l’accord de paix conclu en 2022 après deux années de guerre particulièrement meurtrières.
La question de l’accès éthiopien à la mer Rouge constitue un facteur supplémentaire de tension. Enclavée depuis l’indépendance de l’Érythrée en 1993, l’Éthiopie considère cet accès comme un intérêt stratégique majeur. Asmara redoute que cette ambition ne menace directement sa souveraineté.
Une crise aux conséquences régionales
Une nouvelle guerre entre les deux pays aurait des conséquences qui dépasseraient largement leurs frontières. La Corne de l’Afrique est déjà fragilisée par le conflit soudanais, les tensions autour de la mer Rouge et les rivalités concernant les voies commerciales et les ressources hydriques.
La priorité diplomatique consiste désormais à éviter une confrontation ouverte et à préserver les possibilités de dialogue.
SOUDAN — Une frappe de drone tue 41 personnes déplacées, selon une organisation de défense des droits humains
Le Soudan connaît un nouvel épisode meurtrier dans une guerre qui a déjà provoqué une catastrophe humanitaire majeure.
Dans une dépêche publiée ce dimanche, Associated Press rapporte qu’une frappe de drone a tué 41 personnes déplacées, dont huit enfants et de nombreuses femmes, dans la province du Nil Bleu, près de la frontière éthiopienne.
Selon l’organisation soudanaise Emergency Lawyers, qui suit les violences du conflit, l’attaque s’est produite vendredi dans la zone d’Abu Shandi. Le groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide (FSR) est accusé d’avoir mené la frappe. Il n’avait pas répondu à la demande de commentaire de l’agence au moment de la publication.
Une population civile prise au piège
Les Nations unies ont condamné les faits rapportés et réclamé que les responsables rendent des comptes. Denise Brown, coordinatrice humanitaire de l’ONU au Soudan, a dénoncé le mépris du droit international humanitaire et l’insuffisance de la réaction internationale face aux souffrances de la population.
Les chiffres donnent la mesure du désastre. Selon les données de l’ONU citées par AP, plus de **12,4 millions de personnes ont fui leur domicile** depuis le début de la guerre en avril 2023. Quelque 33,7 millions de Soudanais, dont 17,3 millions d’enfants, ont besoin d’une aide humanitaire en 2026.
La guerre oppose l’armée soudanaise aux FSR, deux forces autrefois alliées dont la rivalité a dégénéré en affrontement ouvert.
La crise soudanaise déborde les frontières
La proximité de l’attaque avec la frontière éthiopienne rappelle l’imbrication des crises dans cette partie du continent. Les déplacements de populations, les difficultés d’accès humanitaire et les tensions militaires compliquent la situation dans les régions frontalières.
La protection des civils et l’accès aux secours restent des urgences absolues.
AFRIQUE DU SUD — Élections municipales, violences xénophobes et risque climatique
En Afrique du Sud, la presse dominicale s’intéresse à trois dossiers étroitement liés à la stabilité sociale : les violences contre les étrangers, les risques climatiques et les préparatifs des élections municipales du 4 novembre.
Des élections municipales sous surveillance
Le Sunday Times, dans un article publié ce dimanche, présente les premiers résultats d’un sondage portant sur les intentions de vote dans plusieurs grandes métropoles.
À Nelson Mandela Bay, l’enquête donne 37,7 % à l’Alliance démocratique (DA) et 37,4 % à l’ANC. À Ekurhuleni, les chiffres indiqués sont de 31,2 % pour la DA et de 29,4 % pour l’ANC.
Le sondage a interrogé 1 000 électeurs dans chacune des six plus grandes métropoles du pays. Les entretiens ont été réalisés entre le 10 août et le 14 septembre. La marge d’erreur annoncée est d’environ trois points de pourcentage dans les deux villes présentées. Ces résultats constituent un instantané des opinions recueillies, et non une prédiction du résultat du scrutin.
La télévision publique s’inquiète de son financement
Autre sujet d’actualité : la préparation de la couverture électorale par la chaîne publique SABC.
Dans un article publié ce dimanche, Sunday Independent rapporte que le financement supplémentaire de 120 millions de rands demandé par le diffuseur n’a toujours pas été définitivement accordé.
Sa directrice générale, Nomsa Chabeli, a indiqué devant une commission parlementaire que la SABC couvrirait les élections quoi qu’il arrive, mais que l’ampleur du dispositif dépendrait des moyens disponibles. La chaîne doit notamment assurer les débats politiques, l’information des électeurs, les retransmissions et la diffusion des résultats.
La question est d’autant plus importante que la direction reconnaît l’obsolescence d’une partie de ses équipements techniques.
Les violences xénophobes ravivent les inquiétudes
Les violences visant des ressortissants étrangers, notamment à Johannesburg et à Durban, continuent également d’alimenter les commentaires.
Dans Sunday Times, le secrétaire général du Conseil sud-africain des Églises, Mzwandile Molo, met en garde contre les conséquences sociales possibles d’un épisode particulièrement intense du phénomène climatique El Niño.
Selon lui, les difficultés agricoles et l’insécurité alimentaire pourraient pousser davantage de personnes originaires de pays voisins à chercher du travail et de la nourriture en Afrique du Sud. Il redoute que cette pression ne ravive les tensions contre les migrants.
Les spécialistes interrogés par le journal avertissent qu’un épisode El Niño particulièrement puissant pourrait accentuer les risques de sécheresse et de hausse des prix alimentaires en Afrique australe. Ils précisent toutefois que ses conséquences pluviométriques exactes restent incertaines.
L’enjeu pour Pretoria est double : prévenir de nouvelles violences contre les étrangers et préparer les conséquences économiques et sociales d’éventuels chocs climatiques.
NIGERIA — Fitch améliore les perspectives économiques, mais les prix du carburant restent sensibles
Au Nigeria, l’actualité économique est marquée par un signal positif des marchés financiers, alors que les autorités continuent de défendre leurs réformes.
Dans une communication publiée ce dimanche, le ministère nigérian des Finances a salué la décision de l’agence de notation Fitch Ratings de relever de « stable » à « positive » la perspective associée à la note souveraine du pays, maintenue à B.
Cette révision avait été annoncée le 9 octobre, mais elle fait l’objet de nouvelles réactions officielles dans la presse nigériane ce dimanche.
Les réserves de change en progression
Selon les données de Fitch relayées par le ministère, les réserves brutes de change du Nigeria atteignaient 54,9 milliards de dollars au 25 septembre 2026, contre 32 milliards à la mi-avril 2024.
L’agence attribue l’amélioration de ses perspectives à plusieurs facteurs : une plus grande flexibilité du naira, le ralentissement de l’inflation et l’accumulation plus rapide que prévu de réserves de change.
Fitch prévoit une croissance économique de 4,3 % en 2026, contre 4 % en 2025. Elle anticipe également une inflation moyenne de 15,4 % cette année.
Il s’agit de projections de l’agence, et non de résultats déjà acquis. Leur réalisation dépendra notamment de la poursuite des réformes, de l’évolution des prix de l’énergie et de la situation sécuritaire.
Le carburant, un dossier toujours politique
Le gouvernement a également annoncé une réduction temporaire de 66 nairas par litre sur l’essence vendue par la compagnie publique NNPC, mesure destinée à alléger les dépenses des consommateurs.
Cette initiative fait cependant débat.
Dans un article publié ce dimanche, le média nigérian Times Nigeria rapporte que Seyi Makinde, gouverneur de l’État d’Oyo et candidat à la présidentielle de 2027 pour l’Allied Peoples Movement, demande au gouvernement de publier la formule utilisée pour déterminer les prix du carburant.
Il estime qu’une plus grande transparence permettrait aux consommateurs de mieux comprendre les prix pratiqués. Sa demande s’inscrit dans un débat plus large sur les conséquences de la suppression des subventions aux carburants en 2023
Le Nigeria se trouve ainsi face à un défi récurrent : maintenir la crédibilité de ses réformes économiques tout en limitant les effets de l’inflation sur les ménages.
ÉGYPTE — Les tensions régionales perturbent les liaisons aériennes
Dans les sources consultées pour cette édition, aucun nouvel article majeur consacré à la politique intérieure ou à l’économie égyptienne n’a pu être confirmé comme publié ce dimanche.
L’actualité régionale demeure néanmoins importante pour Le Caire, notamment en raison des tensions dans la Corne de l’Afrique et de l’instabilité autour de la mer Rouge.
Les perturbations du trafic aérien dans la région, après l’attaque meurtrière de l’aéroport de Riyad samedi, illustrent également les répercussions possibles de l’escalade régionale sur les transports et les échanges.
Par souci de rigueur, les annonces égyptiennes publiées les jours précédents ne sont pas reprises ici comme des nouvelles du jour.
RDC — Ebola gagne une nouvelle zone sanitaire, le Kenya signale un cas importé
La situation sanitaire en République démocratique du Congo reste préoccupante.
Dans un article publié ce dimanche, le média kényan KeNews rapporte que l’épidémie d’Ebola s’est étendue à la zone sanitaire d’Alimbongo, dans la province du Nord-Kivu, où quatre cas confirmés, dont deux décès, avaient été recensés au 6 octobre selon les informations de l’Organisation mondiale de la santé relayées dans l’article.
Le bilan national communiqué dans ce même compte rendu atteint **8 728 cas confirmés et 4 205 décès** au 6 octobre. Ces chiffres sont ceux rapportés par la source et doivent être distingués d’un bilan arrêté à la date du jour. [KeNews](https://www.kenews.co.ke/story/ebola-outbreak-expands-eastern-drc-kenya-imported-case)
Un risque de transmission transfrontalière
Le Kenya a également signalé un cas importé lié à l’épidémie congolaise. Le patient, un ressortissant kényan ayant vécu en RDC, était passé par l’Ouganda avant d’arriver à Nairobi. Il est décédé le 5 octobre.
Les autorités kényanes ont identifié 28 contacts, notamment parmi les proches et les personnels de santé, et recherchent d’autres personnes susceptibles d’avoir été exposées.
La situation illustre les difficultés de lutte contre une épidémie dans des régions marquées par les déplacements de population, l’insécurité et des capacités de prise en charge limitées.
Le virus Bundibugyo à l’origine de cette épidémie ne dispose pas de vaccin homologué ni de traitement spécifique approuvé. La détection rapide, l’isolement des cas et le suivi des contacts demeurent donc essentiels.
Pour la RDC et ses voisins, la priorité est d’améliorer la coordination sanitaire transfrontalière et de renforcer les moyens de surveillance.
AES — Près de quatre millions de personnes déplacées dans le Sahel central
Dans les pays de l’Alliance des États du Sahel, l’urgence humanitaire reste l’un des principaux défis.
Un article publié ce dimanche par 256 Newsroom, reprenant des informations relatives au suivi humanitaire régional, rapporte que près de **quatre millions de personnes ont été déplacées au Burkina Faso, au Mali et au Niger**. Parmi elles figurent plus de 818 000 réfugiés et demandeurs d’asile, selon les données du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. [
Une crise qui s’étend aux pays voisins
Le conflit et les attaques contre les civils s’ajoutent aux conséquences des chocs climatiques, à l’insécurité alimentaire et à la faiblesse des financements humanitaires.
Le Mali accueille notamment de nombreux réfugiés venus du Burkina Faso. Dans certaines localités, leur présence exerce une pression supplémentaire sur les terres, l’eau, les structures de santé et les moyens de subsistance.
La crise déborde également sur les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo.
Les besoins dépassent les capacités d’assistance disponibles. Les données du HCR indiquent que son dispositif humanitaire dans le Sahel n’était financé qu’à hauteur de 27 % des 329,6 millions de dollars nécessaires en septembre 2026
Burkina Faso : 14 suspects arrêtés dans une affaire de vols à main armée
Sur le plan sécuritaire, *The Rio Times* rapporte ce dimanche que la police burkinabè a annoncé l’arrestation de 14 suspects dans la région du Djôrô, dans le sud-ouest du pays.
Selon le communiqué policier publié samedi, le groupe est soupçonné d’avoir mené des attaques contre des commerces, des points de transfert d’argent mobile, des acheteurs d’or et des stations-service. Les enquêteurs affirment que certaines activités du réseau se seraient étendues au nord de la Côte d’Ivoire.
Les autorités indiquent avoir saisi plusieurs armes et des moyens de transport. Les noms des suspects et les éventuelles charges judiciaires n’étaient pas encore rendus publics dans le compte rendu consulté.
Cette affaire concerne la criminalité armée et les réseaux transfrontaliers ; elle ne doit pas être confondue avec les attaques jihadistes qui affectent plusieurs régions du pays.
Le défi humanitaire et sécuritaire
Pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger, la difficulté consiste à protéger les populations tout en préservant les moyens de subsistance et l’accès aux services essentiels.
Les chiffres des déplacements rappellent que la réponse ne peut pas être uniquement militaire. Elle suppose également des investissements dans l’aide humanitaire, l’agriculture, l’éducation et les activités économiques des communautés d’accueil.
ÉCONOMIE AFRICAINE — La Banque mondiale se prépare à aider les pays frappés par les chocs énergétiques
Les conséquences économiques des tensions au Moyen-Orient constituent un autre sujet important de la presse internationale de ce dimanche.
Dans un entretien publié le 11 octobre par Reuters, le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, indique que l’institution discute avec 30 à 40 pays de possibles aides destinées à faire face aux chocs énergétiques et à la hausse des prix.
Selon lui, la hausse du prix du diesel et des engrais, conjuguée au risque d’un épisode El Niño particulièrement puissant, accentue les difficultés de nombreux pays en développement.
Une marge budgétaire limitée
Les pays concernés sont confrontés à des coûts d’emprunt élevés et à une dette extérieure importante. Selon les estimations de la Banque mondiale citées par Reuters, les pays en développement doivent environ 400 milliards de dollars à leurs créanciers extérieurs en 2026, dont près d’un tiers correspond à des intérêts.
L’institution dispose d’une première enveloppe de 25 milliards de dollars pour répondre aux crises. D’autres financements pourraient être mobilisés par la réaffectation de projets déjà approuvés. En cas d’aggravation de la situation, le montant total disponible pourrait atteindre 100 milliards de dollars, selon Ajay Banga.
L’Afrique face au défi du financement
La Banque mondiale souligne également l’importance des capitaux privés. Selon les données rapportées par Reuters, les flux de capitaux privés mobilisés par le groupe ont atteint 112 milliards de dollars sur l’exercice clos en juin, auxquels se sont ajoutés 123 milliards provenant de ses propres ressources.
L’Afrique a bénéficié de 22 milliards de dollars de ces flux privés. Le Nigeria et l’Afrique du Sud figuraient parmi les dix principaux pays bénéficiaires recensés.
Cette mobilisation financière ne règle toutefois pas le problème des pays à faible revenu, qui restent confrontés à un accès limité aux capitaux privés.
Pour les économies africaines, la hausse des coûts énergétiques et agricoles pourrait compliquer la maîtrise de l’inflation et des finances publiques. Le risque climatique constitue un facteur supplémentaire d’incertitude.
SPORT AFRICAIN — Les Super Falcons prennent une option sur la qualification olympique
Le football féminin occupe une place importante dans l’actualité sportive africaine, avec la poursuite des qualifications pour le tournoi olympique de Los Angeles 2028.
Dans un article publié ce dimanche, le média nigérian Echo News revient sur la victoire du Nigeria contre les Comores, 2-0, lors du match aller du deuxième tour des qualifications africaines.
La rencontre s’est disputée vendredi 9 octobre au stade Remo Stars d’Ikenne, au Nigeria, même si les Comores étaient officiellement considérées comme l’équipe recevante.
Michelle Alozie a ouvert le score en début de seconde période, avant qu’Uchenna Kanu ne double la mise à la 60e minute. [Echo News](https://echonews.ng/la-olympics-qualifier-comoros-coach-abdallah-unfazed-by-defeat-to-nigeria/?utm_source=chatgpt.com)
Les Comores misent sur l’expérience acquise
Le sélectionneur comorien Youssef Abdallah a reconnu la qualité de l’adversaire, tout en soulignant que sa sélection cherchait avant tout à progresser au contact des meilleures équipes africaines.
Le match retour est prévu mardi 13 octobre, toujours au stade Remo Stars. Le vainqueur de cette confrontation sur l’ensemble des deux rencontres affrontera ensuite le Maroc au troisième tour.
La qualification olympique représente un objectif important pour le Nigeria, qui cherche à confirmer sa place parmi les principales nations du football féminin africain.
TRIATHLON — L’Égypte accueille les championnats africains d’aquathlon
L’actualité sportive du jour comprend également les championnats d’Afrique d’aquathlon organisés à Sahl Hasheesh, dans la région d’Hurghada, sur la côte égyptienne de la mer Rouge.
Les compétitions prévues ce dimanche 11 octobre réunissent des athlètes africains autour d’une discipline combinant natation en eau libre et course à pied. L’événement comporte des épreuves élites et des compétitions par catégories d’âge. [Triathlon](https://triathlon.org/events/2026-africa-triathlon-aquathlon-age-group-championships-hurghada?utm_source=chatgpt.com)
L’organisation de cette compétition illustre les efforts de diversification du calendrier sportif africain au-delà du football, avec un intérêt croissant pour les sports d’endurance et les événements multisports.
Le regard d’AfriquesPlus
Trois grandes tendances se dégagent de cette revue de presse.
La première est la multiplication des risques de déstabilisation régionale. La confrontation entre l’Éthiopie et l’Érythrée menace d’ouvrir un nouveau front dans une Corne de l’Afrique déjà fragilisée, tandis que la guerre soudanaise continue de frapper durement les civils.
La deuxième est la persistance des crises humanitaires. Les déplacements massifs dans le Sahel et l’extension de l’épidémie d’Ebola en RDC montrent que les besoins dépassent les réponses actuellement disponibles. La sécurité, l’accès aux soins et les moyens de subsistance doivent être traités conjointement.
La troisième concerne les difficultés économiques. Au Nigeria, l’amélioration des perspectives financières coexiste avec la pression du coût de la vie. À l’échelle continentale, les chocs énergétiques, les prix des engrais et les risques climatiques pourraient compliquer les efforts de stabilisation.
L’enjeu pour l’Afrique est de transformer les initiatives diplomatiques, économiques et humanitaires en résultats concrets pour les populations. Dans le sport également, les qualifications olympiques féminines et les championnats continentaux rappellent l’importance de soutenir la formation, les infrastructures et les compétitions qui permettent aux talents africains de progresser.