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Atiku accuse Tinubu après la mort de 5 091 personnes, la présidence riposte
Le bilan de la violence au Nigeria s’impose comme un nouveau front de confrontation politique à l’approche de la présidentielle de 2027. L’ancien vice-président s’appuie sur 5 091 morts recensés en trois mois pour dénoncer l’action du gouvernement.
 

(AfriquesPlus) - La controverse sur la situation sécuritaire s’intensifie au Nigeria à l’approche de la présidentielle de 2027. L’ancien vice-président Atiku Abubakar estime que les 5 091 morts recensées en trois mois constituent un bilan accablant pour le gouvernement de Bola Tinubu, tandis que la présidence met en avant les opérations militaires et les milliers de personnes secourues.

Dans un article publié le 10 août 2026, Punch News rapporte que la présidence nigériane a rejeté les accusations d’Atiku, candidat à la présidentielle de 2027, qui avait qualifié le bilan sécuritaire de l’administration Tinubu de « sanglant ». Selon le camp présidentiel, les critiques de l’ancien vice-président occultent les résultats obtenus par les forces de sécurité contre les groupes armés.

Temitope Ajayi, conseiller spécial principal de Bola Tinubu pour les médias et la publicité, affirme que les forces de sécurité ont tué entre 13 000 et 20 000 terroristes au cours des trois derniers mois et secouru plus de 10 000 Nigérians. Il cite notamment les opérations menées par l’armée, la police et les services de renseignement.

La présidence met également en avant le sauvetage récent de 308 personnes enlevées dans les États de Kwara et du Niger. Pour Ajayi, ces opérations témoignent d’une amélioration de la réponse sécuritaire du gouvernement, contrairement au tableau dressé par Atiku.

L’ancien vice-président s’appuie, de son côté, sur des données de SBM Intelligence, cabinet nigérian spécialisé dans la recherche géopolitique et la communication stratégique. Selon ces données, 5 091 personnes ont été tuées dans des incidents violents sur une période de trois mois.

Atiku considère ce bilan comme une mise en cause directe de la capacité du gouvernement à assurer la protection des personnes et des biens. Il dénonce également ce qu’il présente comme une mauvaise utilisation des ressources publiques consacrées à la sécurité, estimant que les forces armées ne peuvent être pleinement efficaces sans équipements, financements opérationnels et moyens suffisants.

L’ancien vice-président plaide notamment pour une meilleure exécution des crédits budgétaires destinés à la défense et à la sécurité. Il estime que l’augmentation récente des salaires des militaires, tout en étant nécessaire, ne suffit pas à améliorer les conditions d’intervention des troupes sur le terrain.

Les forces de sécurité contestent également l’interprétation d’Atiku. Le porte-parole de la police, Ani Iniedu, affirme que plusieurs données disponibles font état d’une baisse significative de la criminalité violente au cours des six derniers mois.

Cette passe d’armes intervient à moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027. Atiku, qui se présente sous la bannière du Congrès démocratique africain, multiplie depuis sa défaite face à Tinubu en 2023 les critiques contre le bilan sécuritaire et économique du président en exercice. La présidence affirme, pour sa part, que Tinubu sera réélu grâce notamment aux résultats obtenus dans la lutte contre l’insécurité.

Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
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