(AfriquesPlus) - L’actualité africaine de ce mardi est marquée par des tensions sociales à l’île Maurice, où des établissements scolaires ont été fermés après une nuit de violences liées à une affaire de tir policier. En Afrique du Sud, les marchés attendent les chiffres de la production minière, tandis qu’en Ouganda, la progression des réserves de change apporte un signal économique encourageant. Au Nigeria, l’armée affirme avoir tué plus de 40 combattants de l’ISWAP dans une opération aérienne dans l’État de Borno. En République démocratique du Congo, une nouvelle publication de Reuters attire l’attention sur l’implication de sociétés privées de sécurité dans les zones de conflit. Le sport africain est également à l’honneur, avec plusieurs rencontres décisives des qualifications féminines pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
MAURICE — Des écoles fermées après une nuit de violences liées à un tir policier
La situation sociale à l’île Maurice retient l’attention de la presse internationale. Dans une dépêche publiée ce mardi matin, l’agence Reuters rapporte que les autorités ont fermé des établissements scolaires dans certaines parties du pays après une nuit de troubles.
Les violences ont commencé après qu’une jeune femme de 27 ans, Élodie Thomas, a été blessée par balle par un policier alors qu’elle rentrait chez elle, vendredi soir. Selon les médias locaux cités par Reuters, un sergent de police a été provisoirement inculpé dans cette affaire. La police a indiqué qu’une enquête était en cours.
Des routes bloquées et des pneus incendiés
Lundi soir, des manifestants ont incendié des pneus et bloqué plusieurs routes, entraînant le déploiement des forces de l’ordre.
Le ministère de la Santé a indiqué que la jeune femme avait subi une intervention chirurgicale réussie pour retirer le projectile. Les autorités n’avaient toutefois pas communiqué de détails complets sur les circonstances du tir au moment de la publication.
Le bureau du Premier ministre a déclaré que la situation était revenue à la normale et que les services publics continueraient de fonctionner. Le ministère de l’Éducation n’avait pas encore précisé la date de réouverture des établissements concernés
Une épreuve pour les institutions
Les manifestations constituent un épisode inhabituel dans cet État insulaire de l’océan Indien, généralement considéré comme relativement stable.
L’affaire pose plusieurs questions : les circonstances de l’usage de l’arme par le policier, la transparence de l’enquête et la capacité des autorités à rétablir le calme sans aggraver les tensions.
À ce stade, il convient de distinguer les faits établis — la blessure par balle, l’ouverture d’une enquête et les troubles — des responsabilités individuelles, qui devront être établies par la procédure judiciaire.
AFRIQUE DU SUD — Le rand progresse légèrement avant les chiffres de la production minière
Sur les marchés financiers, le rand sud-africain affiche une légère progression en début de séance.
Dans une dépêche publiée ce mardi 13 octobre, Reuters indique que la monnaie sud-africaine s’échangeait à 16,515 rands pour un dollar à 6 h 30 GMT, soit une hausse d’environ 0,2 % par rapport à la clôture précédente
Les investisseurs attendent les statistiques minières
Les marchés attendent la publication des données d’août sur la production minière sud-africaine. Les chiffres doivent permettre de mesurer l’évolution d’un secteur important pour les exportations, l’emploi et les recettes du pays.
En juillet, la production minière avait reculé de 7,5 % sur un an. Les économistes de Nedbank cités par Reuters s’attendent à une nouvelle contraction, qu’ils associent notamment à l’augmentation des coûts de production, à la faiblesse des cours de certaines matières premières et à une demande mondiale moins dynamique.
Ces facteurs constituent des contraintes pour l’industrie minière, traditionnellement l’un des piliers de l’économie sud-africaine.
Le dollar et les taux américains restent déterminants
L’évolution du rand dépend également de la conjoncture internationale. La faiblesse du dollar contribue actuellement à soutenir la monnaie sud-africaine.
Les investisseurs surveillent surtout les chiffres de l’inflation américaine attendus mercredi, qui pourraient influencer les prochaines décisions de la Réserve fédérale sur les taux d’intérêt.
Pour Pretoria, une monnaie relativement stable peut limiter certaines pressions inflationnistes liées aux importations. Mais la faiblesse persistante de la production minière constituerait un frein à l’activité économique si elle se confirmait.
OUGANDA — Les réserves de change augmentent de 56 % en un an
L’Ouganda enregistre une amélioration de ses réserves de change, selon une information publiée ce mardi par Reuters à partir des données de la banque centrale.
Les réserves brutes du pays ont progressé de 56 % sur un an pour atteindre 6,7 milliards de dollars à la fin juin 2026**, contre 4,3 milliards de dollars un an auparavant.
Une capacité accrue à financer les importations
Selon la banque centrale, cette progression renforce la capacité du pays à faire face à ses engagements extérieurs et aux fluctuations des marchés internationaux.
Les réserves couvrent désormais l’équivalent de 3,7 mois d’importations futures. Ce niveau reste néanmoins inférieur à l’objectif officiel de quatre mois.
L’institution entend également poursuivre son programme d’achat d’or au cours de l’exercice budgétaire 2026-2027. Cette politique vise à diversifier les actifs détenus dans les réserves nationales.
Un soutien potentiel au shilling
La banque centrale estime que l’accumulation de réserves pourrait contribuer à amortir les pressions sur le shilling ougandais, qui a récemment atteint de nouveaux plus bas historiques face au dollar.
Elle précise toutefois qu’elle ne cherche pas à défendre un taux de change déterminé, mais à limiter les fluctuations excessives du marché.
Cette stratégie illustre les efforts entrepris par plusieurs économies africaines pour renforcer leurs réserves et réduire leur vulnérabilité aux chocs extérieurs.
NIGERIA — L’armée annonce la mort de plus de 40 combattants de l’ISWAP dans le Borno
Au Nigeria, la lutte contre les groupes jihadistes se poursuit dans le nord-est du pays.
Dans une information publiée ce mardi, le média béninois Benin Web TV rapporte que l’armée nigériane affirme avoir tué plus de 40 combattants de l’État islamique en Afrique de l’Ouest, ou ISWAP, lors d’une frappe aérienne menée le 10 octobre dans l’État de Borno.
Une opération dans une zone stratégique
Selon le capitaine Mohammed Goni, responsable de l’information au sein de l’opération militaire Hadin Kai, la frappe a visé un bâtiment situé dans le village de Badu, au sud de Gudumbali, dans la zone administrative de Guzamala.
L’armée affirme que les renseignements recueillis faisaient état d’un rassemblement de combattants préparant des attaques coordonnées contre les forces nigérianes.
Le bilan provisoire communiqué par les autorités fait état de plus de 40 combattants tués, dont un commandant. Deux véhicules et une vingtaine de motos auraient également été détruits.
Ces chiffres proviennent du bilan militaire et n’ont pas été vérifiés indépendamment par la source consultée.
Une menace persistante dans le bassin du lac Tchad
L’ISWAP demeure actif dans le nord-est du Nigeria, où les forces armées conduisent régulièrement des opérations aériennes et terrestres.
Le groupe mène des attaques contre les forces de sécurité et les populations civiles, notamment dans les zones rurales où l’accès aux services publics reste limité.
L’efficacité des opérations militaires doit cependant être appréciée dans la durée : la destruction de positions ou la mort de combattants ne suffisent pas, à elles seules, à garantir un retour durable à la sécurité.
La protection des civils, le retour des personnes déplacées et la restauration des activités économiques demeurent des enjeux essentiels.
RDC — Un ancien combattant de MMA blessé lors d’une attaque dans le Sud-Kivu
Une information publiée ce mardi par Reuters remet en lumière la présence d’acteurs privés de sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo.
L’ancien combattant américain de MMA Tim Kennedy reçoit des soins au centre médical militaire Walter Reed, aux États-Unis, après avoir été blessé par balle lors d’une attaque survenue le 17 septembre dans la province du Sud-Kivu.
Selon Reuters, il a été touché par trois balles lors d’une attaque qui aurait fait une vingtaine de morts ou de blessés. Kennedy aurait participé à des opérations dans la région pour le compte de Vectus Global, une société privée de sécurité.
Les risques liés aux opérations privées dans les zones de conflit
L’information publiée ce mardi ne concerne donc pas une attaque survenue aujourd’hui, mais un nouvel élément concernant l’état de santé d’un homme blessé le mois dernier.
Sa présence présumée dans le cadre d’opérations de sécurité privées soulève des questions sur le rôle de ces entreprises dans les zones où les intérêts miniers, les opérations militaires et les enjeux politiques se croisent.
L’est de la RDC reste marqué par la présence de nombreux groupes armés et par des affrontements qui compliquent la protection des civils.
Il convient toutefois de ne pas tirer de conclusions sur les responsabilités dans l’attaque sans éléments supplémentaires permettant d’en identifier les auteurs.
ÉTHIOPIE — Pas de nouvelle politique majeure confirmée ce mardi
La situation dans le Tigré et les tensions entre l’Éthiopie et l’Érythrée demeurent des dossiers prioritaires pour AfriquesPlus.
Cependant, les recherches effectuées dans les sources prioritaires n’ont pas permis de confirmer une nouvelle politique ou sécuritaire majeure publiée le 13 octobre.
Les informations sur la reprise des combats, les accusations d’incursion militaire et les tentatives de rétablissement de l’administration régionale publiées les jours précédents ne sont donc pas reprises comme des nouvelles du jour.
La vigilance reste néanmoins nécessaire, compte tenu des risques d’escalade régionale et des conséquences humanitaires des affrontements.
ÉGYPTE — Une actualité nationale du jour à confirmer
Aucune nouvelle majeure concernant la politique intérieure ou l’économie égyptienne n’a pu être confirmée dans les sources consultées pour cette édition.
Le pays demeure un acteur important des équilibres régionaux, notamment autour de la mer Rouge, du Soudan et de la Corne de l’Afrique.
Sur le plan sportif, l’Égypte figure toutefois au programme des rencontres de futsal africain de ce mardi, avec un match annoncé contre la Tanzanie.
AES — Une veille maintenue sur les enjeux sécuritaires et économiques
Pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger, aucune nouvelle politique, diplomatique ou économique majeure publiée le 13 octobre n’a pu être confirmée dans les sources prioritaires consultées.
Les questions de sécurité, de souveraineté économique et de coopération entre les trois pays restent centrales. Mais les informations antérieures ne sont pas présentées comme des événements nouveaux.
Le sport apporte néanmoins un rendez-vous pour le Burkina Faso et le Mali, engagés ce mardi dans les matches retour des qualifications féminines pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
SPORT AFRICAIN — Les qualifications olympiques féminines se poursuivent ce mardi
La journée sportive est marquée par plusieurs rencontres retour du deuxième tour des qualifications africaines pour le tournoi féminin de football des Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
Selon le calendrier officiel de la Confédération africaine de football, plusieurs sélections doivent disputer leur deuxième match ce mardi. Les rencontres programmées comprennent notamment :
Heure GMT Rencontre
13 h 00 Zimbabwe – Malawi
13 h 00 Tanzanie – Botswana
14 h 00 Guinée équatoriale – Burkina Faso
15 h 00 Nigeria – Comores
16 h 00 Éthiopie – Rwanda
16 h 00 Afrique du Sud – Madagascar
16 h 00 Ghana – Maurice
17 h 00 Sénégal – Tunisie
17 h 00 Mali – Bénin
17 h 00 Algérie – République centrafricaine
18 h 00 Zambie – Ouganda
19 h 00 Côte d’Ivoire – RDC
Ces horaires correspondent au programme officiel annoncé par la CAF. À l’heure de préparation de cette édition, les rencontres de l’après-midi n’avaient pas encore livré leurs résultats.*
Le Sénégal, le Nigeria et l’Afrique du Sud à suivre
Les rencontres du jour concernent plusieurs des principales sélections du continent.
Le Sénégal reçoit la Tunisie à Diamniadio, tandis que le Nigeria accueille les Comores à Ikenne. L’Afrique du Sud affronte Madagascar à Mangaung, et le Burkina Faso se déplace face à la Guinée équatoriale.
Ces matches doivent permettre de déterminer quelles équipes poursuivront leur parcours vers les tours suivants des qualifications.
L’enjeu dépasse la seule qualification olympique : la compétition offre aux sélections féminines africaines des occasions de consolider leur expérience internationale et de renforcer la visibilité du football féminin.
Le futsal africain également au programme
Le calendrier de la CAF annonce aussi, ce mardi, deux rencontres de futsal : Égypte–Tanzanie à 14 h GMT et Angola–Mozambique à 17 h GMT.
Ces rendez-vous contribuent à diversifier le calendrier des compétitions continentales, au-delà du football à onze.