(AfriquesPlus) - « Des discussions sont en cours. » Le directeur du département Afrique du FMI, Zeine Zeidane, n’en dit pas davantage à Jeune Afrique sur l’avancée des pourparlers avec les pays de la Cemac. Dans un article publié le 12 octobre 2026, Alix Lavoué recense les points sur lesquels le Fonds ne cède pas, alors que Bangkok accueille les assemblées annuelles de l’institution et de la Banque mondiale jusqu’au 18 octobre.
Selon le journaliste, le FMI reste inflexible sur plusieurs conditions. Il réclame la finalisation d’une nouvelle loi de régulation bancaire, le renforcement de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac) et la suppression du « guichet B » de la BEAC. Il exige aussi que chaque État s’engage à ramener son déficit de 2027 sous la norme communautaire de 1,5 % du PIB.
Face à ces demandes, le gouverneur de la BEAC avait plaidé à Washington la solidité de la zone. Cet argumentaire, relève Jeune Afrique, n’a pas convaincu pour l’instant.
Le Gabon a officiellement sollicité un programme en mars, et le Congo en mai. Le président Denis Sassou Nguesso a saisi le Fonds deux mois après son homologue gabonais, précise l’article. Brazzaville attend depuis, et son programme, comme celui de ses voisins, reste suspendu à la validation des assurances régionales.
Libreville a de son côté mené un audit de sa dette pour établir sa situation réelle. Mais ses résultats n’ont pas encore été confirmés par les institutions de Bretton Woods, rappelle le magazine.
Le dialogue n’est pas rompu, insiste Jeune Afrique. L’agence S&P estime toutefois, dans une note récente, que les négociations pour un nouveau programme ont « peu progressé », n’excluant pas qu’elles s’étirent jusqu’en 2027.