(AfriquesPlus) - Un an après sa chute, Andry Rajoelina n’a pas renoncé à peser sur la scène politique malgache. Chassé du pouvoir par 18 jours de manifestations menées par la génération Z, l’ancien chef de l’État vit désormais à Dubaï, d’où il tente de garder la main à distance.
Selon la correspondante Gaëlle Borgia, dans un reportage diffusé par TV5 Monde, il a choisi, comme à chaque départ du pouvoir, la stratégie du silence. Il ne s’exprime que par l’intermédiaire de fidèles restés sur place, tandis que la plupart de ses soutiens officiels sont en prison, en exil ou se cachent. Environ 80 députés issus de son ancien parti ont même créé une plateforme pour appuyer le président actuel.
L’ancien dirigeant mise surtout sur la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), auprès de laquelle il plaide pour ne pas être écarté du dialogue politique. L’organisation régionale a d’ailleurs publié une déclaration en ce sens, qui réclame notamment le retour des exilés politiques.
Son retour dans la course présidentielle semble toutefois compromis. Déchu de la nationalité malgache après avoir acquis, tardivement et secrètement, la nationalité française, Andry Rajoelina ne peut pas se présenter à l’élection prévue en 2027.