(AfriquesPlus) - En déplacement à Youngstown, dans l’Ohio, le lundi 12 octobre 2026, Donald Trump a multiplié les attaques contre les immigrés haïtiens et somaliens, mêlant rhétorique anti-immigration et arguments électoraux, rapporte Arab News. Ce rassemblement visait notamment à soutenir le sénateur républicain Jon Husted, engagé dans une campagne de réélection difficile à l’approche des élections de mi-mandat.
Le président américain a repris des accusations infondées visant les Haïtiens de Springfield, qu’il avait déjà mises en avant lors du débat présidentiel de 2024. Il a notamment persisté dans l’affirmation démentie selon laquelle des membres de cette communauté auraient mangé des animaux domestiques. Il s’est également félicité du départ de certains Haïtiens, après la décision de son administration de mettre fin à un dispositif qui permettait à plus de 350 000 ressortissants haïtiens de séjourner légalement aux États-Unis.
Donald Trump a aussi tenu des propos dénigrants à l’égard des immigrés somaliens, mettant en cause leurs capacités intellectuelles et leurs conditions de vie. Ces déclarations interviennent dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine, tandis que les républicains cherchent à consolider leurs positions dans plusieurs scrutins disputés.
Au-delà de l’immigration, le meeting a mis en lumière les tensions qui entourent la campagne sénatoriale de l’Ohio. Des tracts financés par un comité d’action politique récemment créé font la promotion du candidat indépendant Greg Levy, qui se revendique socialiste, au détriment du démocrate Sherrod Brown. Levy dénonce une opération trompeuse menée sans l’accord de son équipe et envisage des poursuites judiciaires. Des documents électoraux font apparaître des liens entre les prestataires de cette opération et une structure ayant conseillé le super PAC de Donald Trump, sans que les organisations concernées aient répondu aux demandes de commentaires.
Cette réunion illustre ainsi la place centrale de l’immigration dans la stratégie politique du président, alors que les républicains doivent composer avec les inquiétudes liées à l’inflation et aux conséquences de la guerre contre l’Iran. Elle souligne également les controverses entourant les méthodes de campagne dans un État décisif pour les élections de mi-mandat.